À Lubumbashi, le marché Mzée Kabila n’est plus seulement une affaire de marchandises, de clients et de prix à négocier. Il est désormais question de foi… et surtout de confiance.
Face aux inquiétudes de certains commerçants concernant la modernisation du marché, l’archevêque Léonard Matebwe Lambalamba a sorti un argument de taille : faire confiance aux autorités provinciales et urbaines.
Dans son église, samedi, le prélat a invité les marchands à garder leur calme et à éviter toute manipulation. Et pour convaincre, il a même remonté la chaîne de confiance : le gouverneur intérimaire Martin Kazembe, le maire de Lubumbashi… et, au sommet, le président de la République.
En résumé : faites confiance au gouverneur, faites confiance au maire, et, par ricochet, faites confiance au sommet de l’État. Une véritable théologie administrative !
L’archevêque assure que les autorités ont entendu les plaintes des commerçants et qu’elles n’ont « aucun problème » avec eux. Mieux encore, selon lui, le marché modernisé appartiendra toujours aux vendeurs, qui pourront demain y accueillir leurs invités avec fierté.
Reste maintenant à convaincre ceux qui vendent aujourd’hui de croire à ce marché de demain. Car entre une promesse de modernisation et un étal qu’il faut protéger chaque matin, les commerçants, eux, regardent surtout où poser leurs marchandises.
Une chose est certaine : au marché Mzée Kabila, la marchandise se négocie, les décisions se discutent mais cette fois, la confiance, elle aussi, est mise sur le marché.
Rav Daniel Kambowa






