La RDC n’en finit plus de nous surprendre. À peine évoquée, l’invitation de Joseph Kabila à un événement officiel déclenche une guerre froide version kinoise. Les fidèles du raïs crient au complot, et accusent Félix Tshisekedi d’avoir troqué son costume de réconciliateur contre celui de chasseur d’ombres.
Jeannot Manianga, porte-voix des jeunes du MSR et fidèle parmi les fidèles, balance :
« Tshisekedi a développé une allergie chronique au nom de Kabila. Il transforme la justice en outil de vengeance et l’armée en arme de répression. »
Du coup, au sommet de l’État, ça tousse fort. Entre deux arrestations d’anciens dignitaires et des discours appelant à l’unité, les Congolais assistent à une pièce de théâtre politique où chaque acteur joue à quitte ou double.
Pendant ce temps, le peuple attend… de l’eau, du courant, de la sécurité – mais reçoit des clashs, des règlements de compte et des monologues d’ego surdimensionnés.
Kabila n’a pas encore parlé. Mais son silence fait plus de bruit que les discours du jour. Et dans les rues de Kinshasa, on murmure : « Et si le vieux lion n’était pas prêt à se laisser chasser ? »
Rav Daniel Kambowa






