Silence patriotique : Le micro ou la nation ? Le CSAC a choisi

Contrairement à récente sortie médiatique, trop, c’est trop ! Alors que notre chère République Démocratique du Congo est agressée, bombardée, infiltrée, voici qu’on voudrait en plus laisser des voix discordantes polluer les ondes ? Heureusement, le CSAC veille. Tel un berger protecteur armé d’un coupe-câble, il a coupé court à la menace : interdiction totale de Joseph Kabila et du PPRD à l’antenne. Voilà une décision qui respire la démocratie bien encadrée !

Ne nous y trompons pas : ce n’est pas de la censure. C’est de la préservation stratégique de la pensée nationale. Qui a dit que la liberté d’expression devait être… libre ? Non, elle doit être responsable, c’est-à-dire conforme à la ligne de défense nationale. Et si cette ligne est floue ? Mieux encore : floue mais ferme !

Car enfin, comment défendre le pays si l’ennemi est aussi au micro ? Si le M23 avance sur le terrain, doit-on aussi lui laisser l’antenne ? Le lien entre le PPRD et le chaos est aussi clair qu’une note de service du CSAC : insinué, suggéré, pas prouvé donc indiscutable. Suspicion égale sanction, c’est la nouvelle jurisprudence médiatique.

L’ancien président Joseph Kabila, avec son regard impassible et son silence assourdissant, aurait-il dit quelque chose de subversif ? Non. Mais il aurait pu. C’est ça, le danger. Le silence est un message. Et le message, une arme. CQFD.

Heureusement que Christian Bosembe, notre sentinelle audiovisuelle, a su entendre dans ce silence les échos de la trahison. Et qu’a-t-il fait ? Il a éteint le poste. Bravo !

Il faut saluer cette bravoure : faire taire pour mieux unir, censurer pour mieux protéger, interdire pour mieux respirer. Un peuple informé peut réfléchir. Et réfléchir, parfois, c’est désobéir. Voilà pourquoi le CSAC mérite notre gratitude éternelle. Et un bouton “mute” sur toute opposition suspecte.

Rav Daniel Kambowa