Dans les arcanes sombres de la politique congolaise, il y a ceux qui naviguent à vue, d’autres à vent… et puis il y a Constant Mutamba, droit dans ses bottes, face au tsunami des manipulations et des cabales bien huilées.
Loin des projecteurs corrompus, l’homme au verbe libre s’est attiré les foudres d’un certain establishment. Pourquoi ? Pour avoir osé. Osé ouvrir des dossiers tabous. Osé nommer les puissants. Osé parler de détournements là où d’autres ne voient que fumée d’encens.
Dans une interview exclusive accordée à Buzz7-Infos.cd, Me Oscar Beya, cadre influent de l’Alliance des Congolais Progressistes (ACP), tire à boulets rouges sur ce qu’il qualifie de “machination d’État”.
“Mutamba est victime d’une cabale politicienne. Le mal de Mutamba est d’avoir diligenté les enquêtes contre le procureur général Firmin Mvonde pour l’achat douteux d’une maison en Europe de plusieurs millions de dollars. Il paie aujourd’hui le prix de son franc-parler, pour avoir osé dire, lors d’une conférence officielle devant la cheffe du gouvernement, qu’il sentait l’odeur d’un détournement !”, martèle Me Beya.
Et d’ajouter, non sans ironie :
“Dans ce pays, si vous volez, on vous fait sénateur. Si vous dénoncez, on vous accuse. Voilà la logique absurde contre laquelle Mutamba s’insurge.”
Pendant que ses détracteurs s’agrippent à des accusations cousues de fil politique, Mutamba incarne une jeunesse politique insoumise, parfois provocante, certes, mais ancrée dans une quête de vérité. Le tort de Mutamba ? Refuser la langue de bois et les compromissions.
Sauvons Mutamba !
Non pas pour ses ambitions, mais pour ce qu’il représente : la liberté d’interroger, de dénoncer et d’exister politiquement en dehors du système. Une figure qui dérange, mais qui éveille.
Car dans ce Congo où l’on adule les muets et l’on crucifie les honnêtes bruyants, Mutamba restera peut-être l’ultime gêneur qu’il ne fallait pas réduire au silence.
Rav Daniel Kambowa






