Tshisekedi Agite le Gouvernement : Quand le Mot « Remaniement » Réveille les Fantômes de l’Inaction

Kinshasa vibre. Une rumeur, un mot, et le pouvoir s’agite. Depuis quelques jours, une phrase lâchée par le président Félix Tshisekedi a suffi pour semer le trouble dans les hautes sphères du gouvernement Suminwa. Un “léger remaniement” évoqué à demi-mot… et voilà que des ministres, jusque-là silencieux, se métamorphosent en champions de la communication tardive.

Le bal des ministres ressuscités

En République Démocratique du Congo, chaque allusion à un remaniement agit comme une décharge électrique. Les ministres se réveillent brusquement de leur sommeil politique, enchaînent plateaux télé, conférences, visites impromptues, posts Facebook mal rédigés… Tous veulent faire croire qu’ils ont été essentiels.

Mais le peuple n’est plus dupe. La jeunesse, elle, voit clair.

Noëlla Ayeganagato : Un Ministère, Zéro Impact

Parmi les figures les plus contestées, le nom de Noëlla Ayeganagato, ministre de la Jeunesse, revient avec insistance. Pour beaucoup, son mandat aura été synonyme d’une occasion gâchée.

Très active dans les conférences, ateliers, séminaires et forums internationaux… mais absente sur le terrain. Sa communication est riche, ses résultats sont pauvres. Derrière les flashs et les photos sur fond de drapeaux, aucune réforme majeure, aucun programme structurant, aucun souffle nouveau pour cette jeunesse désorientée, désœuvrée.

Des provinces oubliées, une jeunesse abandonnée

Boende, Manono, Kasongo, Ngandajika, Luiza, Sankuru, Luilu, Dilolo, Djamena, Kenge, Bumba, Sakania, Kasongo…
Dans ces coins reculés du pays, qu’a-t-on vu de la ministre de la Jeunesse ? Rien, ou si peu.

Pas de politique d’encadrement, pas de centres de formation, pas de soutien à l’entrepreneuriat jeune, pas d’écoute active. L’impression générale : elle aura brillé par son absence.

L’enjeu du remaniement : rupture ou recyclage ?

Alors que le Président Tshisekedi parle de “léger remaniement”, la jeunesse du Congo espère plus qu’un simple changement de visages. Elle réclame une vraie rupture, un signal fort que les postes ministériels ne sont pas des récompenses politiques, mais des missions de service public.

Le pays n’a plus le luxe de l’inaction. Le fauteuil ministériel n’est pas un privilège, mais une responsabilité. Et chaque ministre doit rendre compte.

Le temps de la vérité

Les Congolais, et surtout les jeunes, ne se contenteront plus de discours. Ils veulent des résultats. Et ce remaniement, même s’il est “léger”, doit marquer un tournant. Car un gouvernement qui ne sert pas le peuple n’a pas sa place.

@ravdanielkambowa