Lubumbashi, 19 août 2025. Dans un Katanga où les projecteurs sont trop souvent braqués sur les barons politiques, les scandales miniers ou les batailles de leadership, voilà qu’une autre voix, fraîche et déterminée, s’élève : celle de la jeunesse katangaise.
Conduite par son président Thierry Lunda, le Comité provincial de la jeunesse katangaise a déposé ses valises au cabinet du Gouverneur Intérimaire Martin Kazembe Shula, pour une visite plus que protocolaire : un véritable appel à l’action.
Des jeunes qui refusent de jouer les figurants
Fini le temps où la jeunesse se contentait de danser derrière les podiums électoraux. Ces jeunes sont venus avec des projets concrets, notamment dans l’agriculture, ce secteur que les politiques citent dans chaque discours mais n’arrosent jamais d’eau ni de budget. Ici, pas de promesses creuses : il s’agit d’entreprises jeunes qui veulent nourrir le Katanga autrement que par des slogans.

Martin Kazembe Shula : un Gouverneur… et un arbitre ?
Face à ce discours, Martin Kazembe Shula n’a pas esquivé. Avec son style direct, il a salué l’initiative, promettant un accompagnement. Satiriquement, on pourrait dire que l’intérimaire a déjà plus d’oreille pour les jeunes que certains titulaires n’en ont eu en cinq ans de règne. Mais attention : la jeunesse attend des actes, pas seulement des poignées de mains immortalisées par les caméras.
Le vrai message : la jeunesse exige sa place
Au fond, cette audience sonne comme un avertissement doux mais ferme : la jeunesse katangaise ne veut plus être spectatrice, elle veut s’asseoir à la table des décisions. Agriculture, entrepreneuriat, accès aux marchés… Autant de chantiers où elle réclame sa part, pas en faveur personnelle mais pour l’avenir d’une province qui ne doit pas rester l’otage des élites minières et de leurs deals obscurs.

Satirique ? Oui. Promotionnel ? Encore plus. Parce que si Kazembe Shula parvient à traduire ces cris en politiques publiques, il pourrait bien devenir le gouverneur qui aura marqué l’histoire, même… en intérim. Et si ce n’est pas lui, la jeunesse, elle, a déjà pris son rendez-vous avec l’avenir.
Rav Daniel Kambowa






