Les voix des morts-vivants, les murmures enterrés d’Amani TV : les secrets que Masuka ne veut pas que vous sachiez

À Kolwezi, la PCA d’Amani TV, Marie-Thérèse Masuka Saini, vient d’inventer un nouveau concept : l’enterrement médiatique sans cercueil. Ses journalistes, eux, sont transformés en zombies de la presse, condamnés à applaudir pendant qu’on les affame. Plus de 30 familles, payées en monnaie de singe, survivent deux mois sans salaire, et découvrent une rentrée scolaire qui ressemble à une gifle monumentale.

Ces chevaliers du micro, fiers d’avoir porté la voix du Lualaba, finissent aujourd’hui comme du papier hygiénique usagé : utiles un instant, jetés l’instant d’après. Le 30 juin 2025, c’était leur dernier souffle salarial. Depuis ? Le grand désert. Dans les couloirs, on murmure : “Maman aurait dit qu’on ferme”. Mais rien d’écrit, rien d’assumé, juste un mépris glacial qui laisse les familles au bord de la famine.

Avec du matériel digne d’un musée des antiquités, ces journalistes ont réalisé l’impossible pour sauver l’image d’Amani TV et celle de leur patronne. Résultat ? Silence radio. Des demandes d’audience ignorées, quelques menaces en prime, et une réplique assassine en guise de politique salariale : “Travaillez ou pas, vous ne serez pas payés.”

Le 29 août, le couperet tombe : l’agent payeur arrive, distribue des enveloppes aux autres ouvriers de Masuka… mais pour Amani TV, rien, zéro, néant. C’est l’enterrement officiel de l’espoir. 31 journalistes condamnés à la pauvreté, par une gouverneure catholique qui préfère enterrer vivants ses employés plutôt que d’affronter la vérité.

Masuka a réussi son show : fermer une télé sans l’annoncer, exploiter sans rougir, enterrer sans cérémonie. Kolwezi découvre ainsi que la liberté de presse peut finir dans une fosse commune creusée par sa propre patronne.

Rav Daniel Kambowa