“Ce gouvernement n’a aucune légitimité populaire !”: L’appel à la résistance de Fierté Dinanga secoue l’UDPS

Alors que le gouvernement Suminwa 2 vient d’être dévoilé, la scène politique congolaise est en ébullition. Des cris de joie fusent dans certains camps, parfois de ceux qui n’ont jamais été au front. Et dans l’ombre de cette frénésie opportuniste, des voix fidèles, profondes et authentiques, s’élèvent avec amertume. Parmi elles, celle de Fierté Dinanga, figure militante et enfant politique de l’UDPS, un nom qui refuse de se faire avaler par la vague de l’oubli.

« Je profite de cette occasion pour demander à tout notre peuple de tout faire pour ignorer ce soi-disant gouvernement, et de résister avec la dernière énergie contre toute tentative de nous imposer un quelconque gouvernement qui n’a pas de base de légitimité populaire. »

Cette déclaration, puissante et sans détour, sonne comme un avertissement. Dinanga n’est ni un parvenu, ni un courtisan de dernière heure. Il est le fruit d’un long combat, celui de la rue, celui des larmes, celui du sang versé aux côtés d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba.

Alliés de circonstance vs soldats de toujours

La question dérange mais mérite d’être posée : l’UDPS sacrifie-t-elle ses enfants légitimes sur l’autel d’alliances de convenance ?

Combien, comme Dinanga, ont défendu le Président, essuyé insultes et menaces, pour se retrouver aujourd’hui sur le banc de touche ?

Pendant ce temps, des noms à peine sortis de l’ombre sont propulsés au sommet, par des logiques politiciennes loin de l’idéal de la base.

Un choix risqué pour le pouvoir

En cette fin de mandat, le Président Félix Tshisekedi joue une carte délicate. Gérer le pouvoir, oui. Mais à quel prix ?

Faut-il céder à la pression des alliances artificielles ou renforcer le socle militant qui a bâti l’actuel régime brique par brique ?

En marginalisant des voix comme celle de Dinanga, le pouvoir risque d’éteindre la flamme idéologique qui faisait sa force. Le risque est là : transformer un parti de combat en une machine technocratique sans âme.

Et si Fierté Dinanga incarnait la mémoire vivante du combat ?

Son cri du cœur n’est pas celui d’un frustré, mais d’un homme qui refuse que la mémoire du combat soit sacrifiée pour quelques promesses de fauteuil. Dans une époque où le silence est souvent synonyme de trahison, Fierté Dinanga choisit la parole, celle qui dérange, mais qui réveille.

Et toi, UDPS ? Entendras-tu la voix de tes enfants ? Ou continueras-tu à t’éloigner de ton propre ADN ?

Rav Daniel Kambowa