Ministère de la Santé ou clan Familial ? quand le Ministre Transforme le Cabinet en Arbre Généalogique

Il paraît qu’on ne choisit pas sa famille… sauf si vous êtes ministre de la Santé en RDC ! Dans ce cas, non seulement vous la choisissez, mais vous la nommez, vous l’élevez, vous l’installez, et surtout, vous la salairez… aux frais du contribuable !

Dans les salons de l’UDPS, l’inquiétude gronde : « Ce ministre est en train de saboter le bilan du président Félix Tshisekedi à lui tout seul », confie un cadre du parti, les yeux levés vers le ciel, comme priant pour un miracle… ou un remaniement.

Car au ministère de la Santé, le virus le plus contagieux, ce n’est plus Ebola, ni même le choléra : c’est le népotisme !

LE MINISTÈRE OU LA SALLE DES FÊTES FAMILIALE ?

Voici quelques spécimens de cette épidémie :

Le Parsec ? Un certain Narcisse. Cousin.

Assistant du Dircab ? Un certain Joël Mulumba. Cousin (encore).

Chargé d’étude influent ? Steve Kamba. Cousin (toujours).

Financier en chef ? Manassé Inina. Neveu.

Responsable de l’antichambre ? Carly, belle-sœur.

Assistante ? Irène, sa copine.

Dircaba ? Bijoux, autre copine. (Le ministre croit au pluralisme… affectif)

Juriste en chef ? Joffrey, cousin et frère (il coche deux cases).

Service presse ? Jonathan, son fils. (Pour la neutralité médiatique, évidemment.)

PCA de l’ACOREP ? Son épouse.

Chargée de mission ? Sa fille.

Directeur au FSS ? Son petit frère Kabe.

DG de l’ANICNS ? Le neveu Jean Thierry.

Couverture RTNC ? Mamie Lela, la sœur de sa femme.

DAF de l’hôpital SEDWE ? Le neveu Fanfan.

Et comme si cela ne suffisait pas, le ministre compte recycler l’ancien SG Ilonga Bodi, frère de sa femme, pour compléter le puzzle dynastique. Une vraie telenovela ministérielle, avec pour seul épisode manquant : le casting externe.

UN SYSTÈME DE SANTÉ GÉNÉTIQUE

Quand on parle de couverture santé universelle, le ministre semble avoir mal compris : ici, il s’agit plutôt de couverture familiale universelle. Le souci, c’est que cette « clanocratie » sanitaire étouffe les compétences réelles, marginalise les agents de carrière et sape toute chance de réforme structurelle.

La gestion des programmes, les nominations dans les directions, les affectations stratégiques : tout passe par la filière familiale ou le réseau « copains-copines ». Un syndicat invisible mais bien réel. Résultat ? Le ministère ressemble plus à une succession coutumière qu’à une institution républicaine.

UDPS, TÉMOIN OU COMPLICE ?

Le silence de l’UDPS devient assourdissant. Pendant que le ministre distribue les postes comme les parts d’un gâteau d’anniversaire, la base s’interroge : est-ce cela la vision du parti ? Est-ce ce que Tshisekedi avait en tête quand il parlait de rupture avec les mauvaises pratiques ?

Dans un pays où des millions de Congolais n’ont pas accès aux soins de base, voir un ministère aussi stratégique capturé par le club familial du ministre, c’est plus qu’une faute politique : c’est une insulte nationale.

Rédaction