Kinshasa vibre. Depuis le week-end dernier, une onde de panique silencieuse secoue les couloirs du pouvoir. Quelques mots du Président Tshisekedi ont suffi à déclencher une agitation fébrile au sein de l’équipe gouvernementale de Judith Suminwa. Une simple allusion à un “léger remaniement” a réveillé les ambitions… et les peurs.
Car en République Démocratique du Congo, une menace de remaniement suffit à ressusciter les ministres les plus absents. Soudain, ils surgissent sur les réseaux sociaux, enchaînent les sorties publiques, vantent des bilans invisibles et parlent d’actions imaginaires. L’heure n’est plus au silence, mais à la sauvegarde de fauteuils devenus synonymes de privilèges. Une réaction forte du terrain : le cri de vérité du Maniema
Me Chérif Mwaku, vice-président du Conseil provincial de la jeunesse du Maniema, ne mâche pas ses mots :
« Le pays bruisse de rumeurs de remaniement. Et soudain, des ministres sans aucun bilan se réveillent. Ils envahissent les réseaux, multiplient les apparitions, parlent d’actions qu’ils n’ont jamais posées. Ils veulent rester, coûte que coûte. Le pire ? Ce sont les mêmes Congolais, victimes de leur gestion médiocre, qui les soutiennent. »
Dans un ton grave et lucide, ce jeune notable pose la question essentielle : à quand le réveil du peuple ?
Quand cessera-t-on de valider l’échec et de glorifier des figures usées, incapables d’innover, mais habiles à manipuler ?
Une jeunesse capable, ignorée au profit d’un passé inefficace
Le malaise est profond. Le pays regorge de jeunes talents, compétents, instruits, prêts à relever les défis du développement. Pourtant, ce sont encore les “poids lourds politiques”, aux résultats douteux, qui dictent le tempo.
« Le changement ne viendra pas d’un décret. Il viendra d’un peuple qui pense, qui exige, qui se respecte. » conclut Me Chérif.
L’heure est venue de faire place à l’audace
Le président Tshisekedi a l’occasion de marquer une rupture. Le Congo d’aujourd’hui a besoin d’un gouvernement d’impact, non d’apparence. Des ministres de résultats, pas de slogans. Des bâtisseurs, pas des spectateurs.
Tous ceux qui n’ont laissé aucune empreinte visible doivent partir. Sans condition. Car chaque jour de retard, c’est une jeunesse sacrifiée, un rêve national repoussé, un peuple trahi.
@RavdannielKambowa






