On pensait Joseph Kabila définitivement rangé dans les archives de l’histoire politique congolaise, silencieux comme une salle de réunion un jour férié. Mais non. L’ancien président a surpris tout le monde avec une sortie médiatique longue de 45 minutes. Et qu’a-t-il dit ? Pas un mot sur les massacres à l’Est. Pas un soupir pour les victimes. Pas même un clin d’œil républicain.
Face à cette performance de haute voltige dans l’art de contourner les vrais sujets, le Vice-ministre de la Défense nationale, Samy Adubango, n’a pas mâché ses mots. Dans un communiqué au ton aussi tranchant qu’un discours de campagne, il a recadré l’ancien chef de l’État comme un élève distrait au tableau.

Kabila, l’homme qui regardait ailleurs
Pendant que les populations de l’Est vivent l’enfer sous les balles des rebelles M23/AFC/RDF (à ce stade, on devrait leur donner un logo officiel), Joseph Kabila a trouvé le moyen de parler de tout… sauf de ça. Pire : il a utilisé son temps d’antenne pour critiquer la formation des Forces armées congolaises (FARDC). Oui, ces mêmes FARDC qu’il a dirigées pendant 18 ans. Ironique, non ?
Samy Adubango, lui, ne rigole pas : “Ce discours révèle un profond déni de responsabilité.” Traduction : “C’est pas moi, c’est les autres” ne marche plus quand on a été président aussi longtemps qu’un mandat de dictateur tropical.

Immunité levée : bientôt le face-à-face avec la justice ?
Cerise sur le gâteau de la controverse : le Sénat a levé l’immunité parlementaire de Joseph Kabila. Une décision saluée par Adubango, qui voit enfin poindre l’heure de vérité. L’ancien président devra-t-il s’expliquer sur ses silences, ses choix, ses amitiés politiques douteuses ? Affaire à suivre avec pop-corn et actualisation en continu.
Un message à la jeunesse (et à ceux qui l’écoutent encore)
Le Vice-ministre termine en mode patriote : appel à la mobilisation derrière les FARDC, soutien total à Félix Tshisekedi, et promesse de libérer “chaque centimètre” du territoire. Oui, chaque centimètre. Il ne reste plus qu’à sortir les règles graduées pour mesurer les progrès.

Quand les anciens présidents reprennent la parole, mieux vaut qu’ils aient quelque chose à dire. Sinon, les ministres actuels se chargent de leur rappeler les dossiers qu’ils ont soigneusement oubliés dans leurs placards.
Voici l’intégralité de sa communication ci-dessous

Rav Daniel Kambowa






