Lubumbashi transformée : opération d’assainissement historique avec Joyce Tunda, un exemple national de leadership urbain

Lubumbashi a connu, ce dimanche 23 novembre, un phénomène rare : une capitale du cuivre qui brille… mais cette fois, sans dépendre de ses minerais. À la place, ce sont les balais, râteaux et sourires – oui, ça existe encore en politique – qui ont fait scintiller la ville. Et au centre de cette chorégraphie citoyenne, une femme : Joyce Tunda Chansa, la maire qui semble avoir décidé que l’assainissement urbain mérite, lui aussi, un leadership sans gants blancs.

Balai en main… et leadership assumé

Dans un pays où certains responsables hésitent encore à salir leurs chaussures, Joyce Tunda, elle, a choisi la méthode directe : prendre un balai, descendre dans la rue, et rappeler à tous que gouverner, c’est parfois commencer par ramasser les papiers que d’autres laissent traîner.
Résultat : les grandes artères lavées, les places publiques revigorées, et des habitants qui, visiblement surpris, ont découvert que leur ville peut redevenir belle… même sans miracle.

La capitale du cuivre retrouve son éclat

Lubumbashi, d’habitude si pudique sous la poussière, s’est offert un véritable soin de beauté urbain. Les nids-de-poule, eux, ont profité de la pause dominicale pour réfléchir à leur avenir.
Mais la vraie star du jour, c’est cette mobilisation citoyenne : mamans, jeunes, associations, commerçants… Tous unis autour d’un geste simple, presque banal, mais devenu révolutionnaire : nettoyer sa propre ville.

Une opération qui ressemble fort à un message

Car oui, il faut le dire : derrière cette action publique se cache un message politique non dissimulé. Joyce Tunda rappelle subtilement que gouverner, ce n’est pas seulement signer des arrêtés – c’est aussi inspirer, rassembler et agir.
Une gouvernance par l’exemple, dans un pays où les exemples positifs ne courent pas toujours les rues…
Mais ce dimanche, à Lubumbashi, ils couraient, balai à la main.

Un dimanche, une ville, un souffle nouveau

L’ambiance était légère, presque festive. Entre une pelle qui tombe, un enfant qui imite la maire et un commerçant surpris par la rapidité du nettoyage, Lubumbashi a retrouvé ce qui lui manquait : la fierté d’être ensemble.

La maire, elle, repart avec un capital politique encore plus brillant que l’avenue Lumumba fraîchement nettoyée. Et si certains pensaient que l’assainissement n’intéresse personne, ils viennent de comprendre : lorsque le leadership est authentique, même une opération de nettoyage devient une renaissance urbaine.

Rav Daniel Kambowa