Il était une fois, en République démocratique du Congo, une noble idée : la Masculinité Positive. Une vision censée réconcilier l’homme congolais avec les valeurs de responsabilité, d’éthique, de respect et de citoyenneté. Mais comme souvent sous nos tropiques administratifs, l’idée a survécu… et l’institution, elle, a muté.
Aujourd’hui, la Cellule Technique Mixte de la Masculinité Positive, placée sous la tutelle du Ministère du Genre, Famille et Enfants, ne fait plus parler d’elle pour ses performances, mais pour ses contre-performances, ses suspensions arbitraires, ses listings fantômes et sa gestion digne d’un royaume privé.
Quand le silence du ministère devient une politique publique
Face aux nombreuses alertes internes, aux plaintes et aux dénonciations, le Ministère du Genre observe un silence monastique. Un silence si épais qu’il commence à ressembler dangereusement à une stratégie.
Madame la Ministre, tutelle directe de cette cellule, semble avoir adopté la politique du : « Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire ». Problème : quand on ne dit rien devant des soupçons graves, on finit par parler par son silence.
De la masculinité positive… à la masculinité punitive
Selon plusieurs témoignages internes, la cellule aurait cessé d’être un outil technique pour devenir un bureau de contrôle, de surveillance et de peur. Refuser de jouer les informateurs, être critique ou poser des questions conduirait à la suspension, la marginalisation ou l’asphyxie administrative.
Une arithmétique administrative digne d’un miracle biblique
Officiellement, la cellule était prévue pour moins de 200 personnes. Aujourd’hui, elle en compterait plus de 500.
Moins de 250 figureraient réellement sur l’arrêté officiel de paiement. Les autres ? Dieu seul, la banque et la coordination savent.
« C’est ma cellule » : quand l’État devient une propriété privée
Des propos attribués à la coordinatrice, Madame Safi Kandolo Julienne, laissent pantois : « Je fais ce que je veux, c’est ma cellule. »
Rappel utile : une structure de l’État n’est pas une parcelle familiale. Elle appartient à la République.

Mineurs, député et Constitution en congé
Parmi les accusations les plus graves :
- La présence présumée d’enfants mineurs assimilés à des agents et bénéficiant de paiements importants ;
- La participation présumée d’un député national, Monsieur Marcel Dandu, en violation de la Constitution.
Rétrocommissions, cartes bancaires fantômes et suspensions arbitraires
- Exigences de rétrocommissions allant jusqu’à 50% + 10% ;
- Existence de plus de 50 cartes bancaires d’agents fictifs ;
- Suspensions arbitraires sans respect du Code du travail.
Tribalisation, peur et argent-roi
Les agents dénoncent une gestion fondée sur l’allégeance, l’origine ethnique et l’argent, au détriment de la compétence et de la mission républicaine.

Message au Président Félix Tshisekedi
Monsieur le Président, vous qui avez fait de la lutte contre la corruption un marqueur politique, ce dossier vous regarde.
Les revendications
- Un audit général indépendant ;
- Le nettoyage du listing et la suppression des agents fictifs ;
- Le respect de la Constitution et du Code du travail ;
- Un leadership digne et républicain.
La masculinité positive ne peut pas être portée par l’injustice, la peur et la corruption.
L’histoire retiendra ceci : Ou le Ministère choisira la réforme et la justice, ou il choisira le silence… et donc la complicité.
Redaction






