Sept mois. Dans le jargon politique congolais, c’est parfois le temps nécessaire pour… installer un bureau. Mais au Haut-Katanga, sept mois auront suffi à Martin Kazembe Shula pour imposer un style, une méthode et, surtout, une stabilité qui force le respect. Gouverneur intérimaire depuis l’absence du titulaire Jacques Kyabula Katwe, celui que la rue a déjà rebaptisé « Mwana Mayo » gouverne sans tapage, mais avec efficacité.
Entre rigueur de gestion et proximité assumée avec la population, Martin Kazembe Shula semble avoir trouvé la formule rare : faire fonctionner l’État sans faire de bruit. Une performance qui, visiblement, ne laisse pas indifférente l’élite intellectuelle.
Quand la science parle, la politique écoute
Invité ce jeudi 29 janvier 2026 sur le plateau très suivi de Ligne Rouge, émission de décryptage sur Congo Buzz Télévision, le Professeur Guy Keba n’y est pas allé par quatre chemins. Le scientifique a livré une lecture froide, méthodique, presque chirurgicale de la gouvernance provinciale.
Verdict ?
« Le développement du Haut-Katanga a désormais un nom : Martin Kazembe Shula. »
Une phrase qui claque comme un diagnostic académique. Pour le professeur, l’actuel leadership provincial repose sur trois piliers solides, difficilement contestables :
La continuité de l’État : pas de pause, pas de flottement. Les dossiers avancent, l’administration tourne, les services publics respirent.
La paix sociale : dans une province stratégique et souvent sous tension, le calme n’est pas un hasard, mais une politique.
L’alignement visionnaire : une gouvernance en phase avec la vision du Chef de l’État, S.E.M. Félix-Antoine Tshisekedi.
Économiste de formation, Martin Kazembe Shula applique à la province ce que les chiffres aiment par-dessus tout : la discipline. Et ce, malgré les limites juridiques inhérentes à l’intérim. Comme quoi, même avec un volant provisoire, on peut conduire droit.
Du bureau au terrain : le gouverneur qui marche
Mais réduire le bilan de Martin Kazembe à des réunions et des tableaux Excel serait une erreur. En sept mois, le gouverneur intérimaire a usé plus de pneus que de fauteuils.
De villes en territoires, il est allé au contact, là où les décisions prennent poussière sur les routes et sens dans les regards. Dernier fait marquant : son implication directe dans la libération du domaine aéroportuaire de la Luano, une opération sensible, mais nécessaire, pour sécuriser les vols et ouvrir la voie à la modernisation de l’aéroport.
Ajoutez à cela sa présence régulière sur les chantiers de voirie et sa vigilance sur la situation sécuritaire, et vous obtenez un profil rare : un gouverneur qu’on voit plus souvent sur le terrain que dans les communiqués.
« Mwana Mayo » : l’intérim qui agit
Surnom affectueux, mais révélateur. « Mwana Mayo », l’enfant du terroir, a instauré une culture de la redevabilité et de l’action immédiate. Chez lui, l’intérim n’est pas une salle d’attente, mais un poste de commandement.
Relance des chantiers, rigueur budgétaire, impulsion sociale… En sept mois, le Prince de Muswabantu a démontré qu’on peut concilier orthodoxie financière et efficacité sociale. À l’heure où le Haut-Katanga se prépare à la généralisation de la Couverture Santé Universelle, les bases posées aujourd’hui dessinent déjà les contours du développement de demain.
Quand la stabilité devient une performance
Sous la direction de Martin Kazembe Shula, le Haut-Katanga traverse une période de stabilité remarquable. Salué par les professeurs d’université comme par les hommes de terrain, « Mwana Mayo » rappelle une vérité souvent oubliée : la gestion économique n’est pas un luxe, c’est la clé du développement. Et si l’intérim ressemblait finalement à une leçon de gouvernance ?
Rav Daniel Kambowa






