RDC : la mairie de Lubumbashi hausse le ton face à une « campagne de déstabilisation »

La mairie de Lubumbashi sort de sa réserve. Dans un communiqué au ton ferme, le cabinet de la maire intérimaire Joyce Tunda Kazadi dénonce une série de « provocations graves » attribuées à des acteurs politiques et à leurs relais sur les réseaux sociaux.


Par la voix de son conseiller en communication, Smith Masumba, l’exécutif urbain évoque une « campagne de dénigrement et d’agitation médiatique » visant à entraver l’action de la mairie, engagée selon lui dans un processus de « restauration de l’ordre ».


Une stratégie de déstabilisation dénoncée


Les autorités municipales estiment que les critiques observées ces derniers jours dépassent le cadre d’un débat démocratique normal. Elles y voient plutôt « une provocation délibérée contre les institutions urbaines », dans un contexte politique jugé tendu.


Sans citer explicitement de noms, le communiqué pointe du doigt certains « communicateurs » liés à des acteurs politiques « en difficulté », accusés d’alimenter la polémique et de mobiliser une partie de la jeunesse sur les plateformes numériques.


Appel à la retenue des acteurs politiques


Dans ce message, la mairie appelle à la responsabilité des leaders politiques, les invitant à « recadrer leurs partisans ». Elle insiste sur le caractère « sacré » de la gestion de la ville, présentée comme une mission tournée vers l’intérêt général et non comme un espace de confrontation partisane.


Le conseiller en communication interpelle également certains jeunes actifs sur les réseaux sociaux, leur demandant d’éviter de servir de relais à des querelles politiques au détriment de la stabilité urbaine.


Menace de riposte


Enfin, la mairie prévient qu’elle ne tolérera plus aucune atteinte à son image ou à celle de ses dirigeants. En cas de nouvelles attaques, elle promet une « réplique immédiate, directe et proportionnée », aussi bien sur le plan médiatique que judiciaire.
Une mise en garde qui illustre la crispation actuelle autour de la gestion de la capitale économique du Haut-Katanga, sur fond de rivalités politiques persistantes.

Rav Daniel Kambowa