Haut-Katanga : un an de gouvernance, Martin Kazembe, fidèle exécutant de la vision de Félix Tshisekedi ?

Haut-Katanga : un an de gouvernance, Martin Kazembe, fidèle exécutant de la vision de Félix Tshisekedi ?

Dans une République démocratique du Congo où les promesses électorales ont souvent la durée de vie d’un feu d’artifice, le Haut-Katanga semble avoir décidé de faire exception. Un an après son accession à la tête de la province, Martin Kazembe Shula présente un bilan que même ses adversaires les plus inspirés peinent à réduire à une simple opération de communication.

Car enfin, dans ce pays où l’on accuse parfois un gouverneur de ne pas avoir construit une autoroute avant même d’avoir reçu les clés de son bureau, le Haut-Katanga découvre avec surprise qu’un responsable politique peut, en douze mois, poser des actes visibles, parcourir le terrain et parler à la population sans se cacher derrière les rideaux climatisés des bureaux administratifs.

L’homme qui a choisi l’unité plutôt que les clivages

Dès son arrivée aux commandes de la province, Martin Kazembe a pris une option claire : bannir la division, combattre le tribalisme et refuser la haine comme mode de gouvernance. Dans une région où les sensibilités politiques et communautaires peuvent parfois être instrumentalisées, le gouverneur a préféré prêcher l’unité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

Son message est resté constant : le Haut-Katanga n’appartient ni à une tribu, ni à un clan, ni à un groupe d’intérêts. Il appartient à tous ses habitants. Et cette philosophie, loin d’être un simple slogan de circonstance, a accompagné chacune de ses descentes sur le terrain.

Une présence dans tous les territoires

Là où certains gouverneurs découvrent l’existence des territoires de leur province sur une carte géographique, Martin Kazembe a choisi de les parcourir un à un. De Lubumbashi à Kipushi, de Kasumbalesa à Pweto, de Mitwaba à Kambove, le gouverneur s’est rendu auprès des populations pour écouter, constater et agir.

Ces déplacements n’avaient rien d’une promenade touristique. Ils étaient le symbole d’une gouvernance de proximité, celle qui considère que le développement ne se décide pas uniquement dans les bureaux de la capitale provinciale, mais au contact direct des réalités du terrain.

Infrastructures : des chantiers qui parlent plus fort que les discours

Sur le plan des infrastructures, le bilan de cette première année apparaît largement positif. Routes réhabilitées, ouvrages publics lancés ou achevés, amélioration de la voirie urbaine : le Haut-Katanga a vu naître plusieurs chantiers qui traduisent la volonté de moderniser la province.

Certes, tout n’est pas encore parfait. Mais la différence entre une promesse et un chantier visible, c’est que le chantier laisse des traces concrètes dans la vie quotidienne des citoyens.

Hydraulique : rapprocher l’eau de la population

L’accès à l’eau potable demeure l’un des défis majeurs du Haut-Katanga. Conscient de cette réalité, Martin Kazembe a placé l’hydraulique au cœur de son action. Plusieurs projets d’adduction d’eau ont été lancés ou renforcés afin de réduire les pénuries et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Dans une province où certaines familles parcouraient de longues distances pour s’approvisionner en eau, chaque forage, chaque borne-fontaine et chaque réseau réhabilité représente une victoire silencieuse mais essentielle.

Économie, agriculture, pêche et élevage : remettre la province au travail

Le Haut-Katanga ne peut pas vivre uniquement de son potentiel minier. C’est pourquoi le gouverneur a encouragé la diversification économique, avec une attention particulière portée à l’agriculture, à la pêche et à l’élevage.

Des initiatives visant à soutenir les producteurs locaux, à améliorer les conditions de production et à renforcer la sécurité alimentaire ont été mises en avant. L’objectif est clair : faire du Haut-Katanga une province capable de nourrir sa population tout en créant des emplois durables.

Santé publique : rapprocher les soins des citoyens

Dans le secteur de la santé, des efforts ont été consentis pour améliorer les infrastructures sanitaires, renforcer l’accès aux soins et soutenir les structures médicales de la province. Là encore, le gouverneur a privilégié une approche de proximité, en visitant les centres de santé et les hôpitaux afin de mesurer directement les besoins des populations.

Commerce, tourisme et sécurité : une province qui se relève

Le commerce, moteur économique du Haut-Katanga, a bénéficié d’une attention particulière, notamment à travers l’amélioration de certains axes de circulation et le soutien aux activités économiques locales.

Le tourisme, longtemps sous-exploité, a également été mis en valeur grâce à la promotion des sites touristiques de la province, rappelant que le Haut-Katanga possède des richesses naturelles et culturelles capables d’attirer des visiteurs au-delà des frontières nationales.

Quant à la sécurité, elle est restée une priorité constante. Le gouverneur a multiplié les concertations avec les services compétents afin de préserver la stabilité nécessaire au développement économique et social de la province.

Le messager du changement constitutionnel

Au-delà de son action provinciale, Martin Kazembe s’est illustré comme l’un des principaux relais de la vision politique du Président Félix Tshisekedi. Parcourant villes et territoires, il a prêché le « oui » au changement de la Constitution, convaincu que cette réforme constitue une étape nécessaire pour adapter les institutions congolaises aux aspirations du peuple.

Pour de nombreux habitants du Haut-Katanga, cette proximité politique et idéologique avec le Chef de l’État est évidente. Dans les marchés, les quartiers populaires et les territoires reculés, un refrain revient avec insistance : « Martin Kazembe, c’est Félix Tshisekedi au Haut-Katanga. »

L’incarnation de la volonté politique du Chef de l’État

Cette formule, répétée par une partie de la population, traduit une perception forte : celle d’un gouverneur considéré comme l’incarnation provinciale de la volonté politique du Président de la République. Aux yeux de ses partisans, Martin Kazembe ne se contente pas de gouverner ; il matérialise, sur le terrain, les ambitions de transformation portées par Félix Tshisekedi.

Un an après son arrivée au pouvoir, le Haut-Katanga n’est évidemment pas devenu un paradis terrestre. Mais il semble avoir retrouvé quelque chose de rare dans la vie politique congolaise : la conviction qu’un dirigeant peut encore se déplacer, écouter, agir et rendre compte.

Et dans un pays où les citoyens ont longtemps été habitués aux promesses sans lendemain, cette simple différence peut déjà apparaître comme une petite révolution.

Rav Daniel Kambowa