MIBA : 50 MILLIONS USD PEUVENT-ILS METTRE LES STATUTS EN PAUSE ? LE PCA OKOTO INTERPELLÉ !

MIBA : 50 MILLIONS USD PEUVENT-ILS METTRE LES STATUTS EN PAUSE ? LE PCA OKOTO INTERPELLÉ !

Souscription contestée, actionnaire minoritaire sous pression : la bataille des 50 millions USD prend une tournure judiciaire

La MIBA doit-elle être recapitalisée ? Évidemment. Mais faut-il pour autant aller vite au point de donner l’impression que les statuts de l’entreprise peuvent attendre ?

C’est toute la question qui se pose aujourd’hui autour de la souscription à l’augmentation du capital de la Minière de Bakwanga.

Selon les actes sociaux rappelés dans le dossier, l’État congolais détient 80 % du capital, tandis qu’ASA Resources Group PLC en détient 20 %. Or, certaines décisions, notamment celles relatives à l’augmentation du capital, seraient soumises à une majorité qualifiée de 85 %. Une équation qui mérite donc d’être clarifiée : comment 80 % pourraient-ils suffire là où les statuts exigeraient 85 % ?

Pendant que le PCA Jean-Charles Okoto communique sur le lancement de la souscription, l’opération est, elle, contestée devant la justice.

Et contrairement à ce que certains pourraient laisser croire, le problème ne serait pas le refus de recapitaliser la MIBA. Le dossier indique qu’ASA aurait accepté le principe de participer à la recapitalisation à hauteur de ses droits. Le différend porterait plutôt sur la manière dont l’opération est conduite et le respect des règles de gouvernance.

Alors, Monsieur le PCA : pourquoi cette précipitation ?

Le 6 février 2026, les actionnaires avaient retenu plusieurs préalables à la recapitalisation, notamment l’audit, l’inventaire du patrimoine et la bonne gouvernance.

Mais malgré les contestations, un bulletin de souscription daté du 27 juillet 2026 accorderait à l’actionnaire minoritaire un délai d’un mois, avec la menace de caducité de son droit préférentiel.

Et au milieu de cette bataille juridique trône un chiffre qui attire tous les regards : 50 millions USD pour l’État congolais, contre 12 millions USD envisagés pour ASA.

Mais depuis quand le montant d’un chèque devient-il supérieur aux statuts d’une société ?

C’est précisément là que le PCA Jean-Charles Okoto est interpellé : les 50 millions USD peuvent-ils justifier la poursuite d’une souscription dont la régularité et la conformité aux statuts sont actuellement contestées devant la justice ?

La MIBA a besoin d’argent. La MIBA a besoin de production. La MIBA a besoin d’un nouveau souffle.

Mais elle a également besoin de règles, de transparence et de bonne gouvernance.

Car une publication dans la presse ne transforme pas, à elle seule, une opération contestée en opération juridiquement incontestable.

Monsieur le PCA, l’État est majoritaire. Mais la majorité ne signifie pas l’impunité statutaire.

Les 20 % d’ASA ne seraient pas une faveur. Et les 50 millions USD de l’État ne devraient placer personne au-dessus des statuts de la MIBA.

La justice est saisie. Que chacun respecte donc les règles et attende le droit trancher.

Rédaction