REVUE DE PRESSE DU MARDI 26 DÉCEMBRE 2023
Félix Tshisekedi continue de creuser l’écart. D’après « MÉDIA CONGO », l’actuel président de la République et candidat à sa propre succession caracole en tête avec 1 527 618 voix sur un total de 1 876 827 votants.
Pour « LA RÉFÉRENCE PLUS », Félix Tshisekedi file vers la victoire. Comme on peut le constater, le candidat N°20 prend de l’avance sur ses challengers, au vu des résultats déjà collationnés, le rattraper relève désormais d’une chimère, d’un rêve, conclut le quotidien.
La comédie de Kadima ne concerne pas le camp Katumbi, barre à la Une « OURAGAN ». Le ton est monté dans le camp Katumbi après la mascarade électorale qui a poussé le candidat N°3 et ses alliés à ne plus revendiquer la victoire à la présidentielle. Dimanche devant la presse à Kinshasa, Me Hervé Diakese, porte-parole d’Ensemble pour la République, a confirmé la principale demande des alliés de Katumbi exigeant l’annulation des élections et la mise en accusation du président de la CENI, Denis Kadima pour avoir planifié la fraude en faveur du Président sortant, Félix Tshisekedi.
A cette occasion, renchérit « FORUM DES AS », le porte-parole du parti Ensemble pour la République, a dénoncé des irrégularités massives et des cas de fraude qui, selon lui, ont émaillé les scrutins combinés du 20 décembre courant.
Et la rue va gronder à Kinshasa, annonce pour sa part, le journal « OURAGAN ». Deux figures de proue, deux challengers de Tshisekedi décident de descendre dans la rue pour exiger l’annulation pure et simple de la parodie électorale de Denis Kadima. Aux deux, trois autres candidats à la présidentielle à savoir Jean-Claude Baende, Théodore Ngoy et Nkema Liloo se sont ajoutés pour demander la réorganisation des nouveaux scrutins.
Suite à l’appel de l’opposition contre les irrégularités observées lors du scrutin, les festivités de fin d’année sous menace des tensions électorales. Selon « FORUM DES AS », l’ambiance n’est décidément pas à la fête en RDC en cette fin d’année, où les tensions électorales montent sous le sapin.
Pendant ce temps, « LA PROSPÉRITÉ », nous apprend que Marie-Josée Ifoku appelle à l’unité et à la responsabilité. « J’appelle a classe politique, dans son entièreté, ainsi que la population à s’unir dans un esprit de civisme, de dialogue et de respect mutuel », a-t-elle déclaré.
A son tour, la commission de la CEEAC appelle à la retenue, au rejet du discours de haine et de division. Dans un communiqué parvenu hier lundi à « ACTUALITÉ.CD », la Commission de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale a invité la population et les parties prenantes aux élections à la retenue, à éviter le discours de haine et de division ainsi que la violence sous toutes ses formes.
Et puis cette sortie médiatique du cardinal de Kinshasa. Selon « LA PROSPÉRITÉ », lors de la messe de Noël, l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo a déploré un gigantesque désordre lors des élections générales du 20 décembre. Célébrant la messe de Noël, l’archevêque de Kinshasa a aussi dénoncé les violences qui ont émaillé le vote.
La réaction du président de la CENI n’a pas tardée. Hier lundi, Denis Kadima, lui répond au micro de « RFI ». « C’est un désordre qui a émergé, comme on l’a vu là, mais ce n’est pas nous qui sommes à l’origine de ce désordre. Au contraire, nous avons essayé par tous les moyens de répandre les choses et d’appeler la police. Il y a des gens qui sont arrêtés en ce moment », a-t-il déclaré.
Dans le reste de l’actualité. Frank Diongo convoqué ce mardi au Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe. C’est ce renseigne un mandat de comparution émis contre Frank Diongo, signé par l’officier du ministère public, Augustin Biyanda, substitut du procureur général et dont une copie est parvenue à « ACTU7.CD ».
Confirmant l’information, « ACTUALITÉ.CD », précise que le mandat de comparution lui envoyé, évoque qu’il devra être entendu « sur des faits infractionnels ».
Dans un communiqué parvenu hier lundi à « 7SUR7.CD », la jeunesse du MLP, estime que cette convocation qu’elle considère comme un harcèlement judiciaire, démontrerait clairement la peur du « régime des tricheurs après le hold-up électoral ».
On termine cette revue de presse avec ce massacre en plein Noel à Béni, au Nord-Kivu. D’après « BREVE.CD », cinq personnes dont deux femmes ont été tuées, lors de cette attaque attribuée aux combattants ADF.
Tapie LUTUNU






