RDC: brouille au restaurant

Il est déjà 14h, l’heure fixée pour la livraison du repas commandé.
Mais il n’y a personne à la file, à part quelques affamés sans autre choix.
Pas d’engouement. Tous les clients ont dégusté la sauce , et nombreux n’ont pas été convaincus.

Vu le tarif, ce n’est pas à ceci, ce faux mélange d’eau et d’huile, qu’ils s’attendaient. C’est une déception qu’ils ne cachent pas.

La faim n’est jamais hypocrite.
Les cris de révolte résonnent. Le chef cuisinier n’a pas tenu ses promesses.
Il a par exemple promis que ce plat rencontrerait les attentes de tout un chacun, mais malheureusement même l’odeur ne convainc pas.

On ne peut pas le prendre les yeux bandés comme si c’était gratuit. Chaque client a du contribuer avec ses 1000 dollars.

Il n’y a pas de toilettes publiques pour prendre le risque d’avaler ce plat udpsien . Même si il y en avait, aucun gérant n’accepterait que quelqu’un y traine 5 longues heures.

Et ce n’est pas partout qu’il y a une brousse à côté.

Les clients haussent le ton et réclament qu’un autre plat soit préparé, mais pas avec le même chef cuisinier qui a montré ses limites dans l’art culinaire.

Il ne connait même pas combien et quelles épices il a utilisées, c’est dangereux. Mais ce qui est étonnant c’est que pour lui, le repas est bien fait.

Et tout le monde doit le prendre même s’il faut renfrogner le visage. Déjà quelques uns de ses frères parmi les clients simulent l’appétit pour couvrir la honte de leur protégé.

Pourtant un sage du village avait prévenu. Il ne voyait pas les mains d’un cuisinier chez cas-dûment. La situation risque de dégénérer si un accord n’est pas vite trouvé.

  • Mais faut-il procéder par un vote ?
  • Entre les clients, qui souhaite renvoyer les cuisiniers au travail ?

On raconte que ceux qui sont satisfaits sont plus puissants que le reste des clients.

Jean Mbayo/Buzz7-Infos.cd