8 mars/Nord-Kivu: un notable de Rutshuru exige justice pour les crimes et dénonce les violences faites aux femmes

Cette problématique de la guerre à l’Est de notre pays a des conséquences néfastes multidimensionnelles :

  • Déplacement de populations ;
  • Pertes en vue humaines estimées à plus de 20millions;
  • Destruction des habitations, écoles et Églises ;
  • Milliers des femmes et filles sont violées .
    Dans le cadre de mon intervention, je voudrais m’apaisantir sur le dernier point.
    Le problème des violences sexuelles au Nord Kivu ( surtout dans les zones occupées par les rebelles devrait faire l’objet d’une attention particulière de la communauté nationale qu’internationale à partir des guerres qui ont éclaté depuis trois décennies. Durant lesquelles un grand nombre de filles et de femmes ont été victimes de viols par les parties au conflit.
    Au Nord Kivu en général et particulièrement à Rutshuru, la population civile est toujours confrontée à ces exactions et de nombreuses filles et femmes sont victimes de violences sexuelles. Les femmes ayant subit des violences sexuelles sont souvent réticentes à porter plainte, à la fois par peur ou par honte. Dans la majorité des cas, ce sont les victimes qui sont stigmatisées et les auteurs des crimes ne sont pas poursuivis.
    En effet, une femme victime de viol au Nord Kivu, risque de se faire expulser de son foyer voir de sa communauté.
    A ce risque, s’ajoute la difficulté pour beaucoup de femmes d’accéder à la justice et aux réparations, notamment dans certaines parties reculées Nord Kivu. Les auteurs de ces crimes profitent ainsi d’un climat d’impunité généralisé pour continuer à commettre leurs exactions. A l’heure actuelle, l’impunité est un des principaux facteurs expliquant la perpétuation de ces crimes.

Les violences contre les femmes, y compris les violences sexuelles, ne sont pas uniquement le fait des groupes armés et des groupes rebelles, mais également de civils. Bien que la violence sexuelle perpétrée par des civils soit inhérente au conflit armé. Cette violence s’inscrit dans un contexte plus large de discriminations et d’inégalités dont les femmes sont victimes.

« Les femmes et filles de Rutshuru vivent une situation dramatique en ce moment, nos mères et nos sœurs se font violer dans des champs, les autres se font tabasser et laisser mortes, difficile d’aller cultiver leurs champs, ni puiser de l’eau car elles ont peur, et à cause de cela, les gens meurent de faim, les enfants souffrent de la mal nutrition, des bombes leur tombent dessus même dans les camps où ils essayent de trouver refuge on les poursuit. La guerre au nord Kivu, laisse non seulement Les orphelins, mais aussi bcp de femmes brisées et traumatisées par la violence.

Dans mon village, les femmes sont victimes des viols et après elles sont répudiées par leurs maris, comme par leur partenaire. En fin de compte, elles ne savent pas se prendre en charge. Surtout si ça s’est passé aux champs elle aura peur de se rendre encore aux champs.

Moi tant qu’un enfant de Rutshuru, je dis Stop au massacre, stop au viole.
Même s’il l y a la guerre, on n’est pas censé faire n’importe quoi, surtout pas abuser de nos Mamans, nos Sœurs, tantes, nièces et cousines.
Dans les normes de la lutte, il est temps que les médias parlent de ces violences qui se passent à l’Est de la RDC.

Sé. Christian Burashengwa Armand;
Jeune Leader Nord-Kivu,