Ambiance feutrée, mais tension palpable. C’est dans un huis clos parfumé à l’encens politique que le président Félix Tshisekedi a reçu une délégation mixte des évêques catholiques (CENCO) et protestants (ECC). Une réunion qu’on aurait cru œcuménique, mais qui s’est vite transformée en synode électoral aux allures de confession sous haute surveillance.
Selon les indiscrétions fuitées (volontairement ?) par une source qui aurait troqué l’eau bénite contre un dictaphone, le chef de l’État n’a pas mâché ses mots. Il aurait affirmé, sans détour, que Kabila, Katumbi et Nangaa sont persona non grata au banquet du dialogue. « Point de résurrection politique pour ceux qui ont crucifié la démocratie », aurait-il glissé, un œil sur le crucifix de la salle et l’autre sur ses fiches.
Dans un souci d’inclusivité biblique, le président a proposé l’intégration active de l’équipe du très spirituel Révérend Dodo Kamba. Le message est clair : le prochain dialogue devra sonner plus pentecôtiste que politique. Exit les opposants « sécularisés », place aux saints partenaires.
Pour baliser la route de l’harmonisation mot divin pour “contrôle de l’agenda” l’équipe du Conseiller spécial Eberande Kolongele a été mandatée pour dialoguer avec foi avec la CENCO et l’ECC. Le Vatican n’a pas encore été consulté, mais une mise à jour des béatifications congolaises pourrait être envisagée.
Surprise ou simple confirmation : Tshisekedi ne veut plus entendre parler du trio épiscopal le plus vocal. Ambongo, Nshole et Muteba seraient désormais considérés comme des électrons libres ayant perdu la grâce présidentielle. Ils sont priés de prier en silence, sous peine de se retrouver sous audit moral et spirituel.
Pour achever la liturgie, le président a dévoilé un petit secret : il détiendrait un rapport de l’Inspection Générale des Finances sur la gestion des fonds alloués aux structures ecclésiastiques. Une sorte de sermon d’avertissement, version PDF. Les évêques auraient esquissé un “Amen” discret, tandis que les protestants auraient demandé une session d’intercession.
À Kinshasa, le ciel et la terre se consultent, mais c’est encore le Palais de la Nation qui choisit les évangélistes de la République. Dialogue, oui. Communion, peut-être. Mais le Pater Noster politique, lui, reste entre les mains du chef.
Rédaction






