« De Détournement à Rémunération Illicite, le Sketch Judiciaire contre TFM » : L’Arrestation de Kasongo, Bwanya et Muteba Scandalise Fungurume

Ce n’est plus un détournement de fonds, c’est désormais un sketch judiciaire !

Vendredi 27 juin 2025, Fungurume a grondé. Des centaines de jeunes, fatigués de l’arbitraire, ont pris d’assaut le bureau du bourgmestre intérimaire Aline Makano Tshilombo. Motif ? Dire NON à l’injustice, NON à une procédure qui ressemble plus à un mauvais feuilleton judiciaire qu’à une enquête sérieuse.

En ligne de mire, l’arrestation jugée arbitraire de trois hauts responsables de Tenke Fungurume Mining (TFM), filiale stratégique de CMOC Group, pilier économique de la région :

  • Ivan Kasongo,
  • Jack Bwanya,
  • Julie Muteba,

tous de la Direction Générale des Ressources Humaines, interpellés dans des conditions floues pour une supposée “somme colossale” dont la nature réelle reste plus mystérieuse que le budget d’un parti politique en campagne.

Une Justice Qui Tatillonne Entre Cassation et Tripaix

Pendant que les rumeurs parlaient d’un “détournement de fonds” spectaculaire, le magistrat a discrètement requalifié les faits en infraction mineure de rémunération illicite… qui reste à démontrer au tribunal de paix de Manika à Kolwezi !
Le dossier est donc passé de la cassation au Tripaix. Une descente spectaculaire pour une affaire qui, visiblement, n’avait pas les épaules pour tenir dans les hautes instances judiciaires.

Et comme si cela ne suffisait pas, dans la foulée, le CEO de TFM a été limogé puis remplacé par un nouveau. Fuite en avant ? Tentative de diversion ? Ou simple nettoyage interne ? Allez savoir.

TFM : Un Poumon Qu’on Étouffe

Ici, TFM n’est pas une entreprise comme les autres. Elle est le poumon économique de Fungurume, le distributeur de l’espoir pour des milliers de familles, le gardien d’une stabilité sociale fragile sur une terre où le cobalt et le cuivre font battre le cœur de la ville.

Toucher à ses dirigeants sans transparence, c’est jouer avec le feu.
C’est prendre le risque de plonger Fungurume dans une instabilité dont personne ne veut.
C’est mettre en péril des milliers d’emplois, des foyers, des projets de vies.

“Enlèvement, Séquestration, Violation des Droits Humains !”

Ce ne sont pas des blogueurs en quête de buzz qui le disent, mais les jeunes de Fungurume eux-mêmes, qui ont remis un mémorandum au bourgmestre Makano :

  • Respect des procédures judiciaires,
  • Transparence des enquêtes,
  • Libération immédiate de ceux qu’ils estiment injustement détenus.

La CNDH Veille, le Peuple Observe

Dans ce climat électrique, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) est montée au créneau pour réclamer un procès équitable. Parce que la justice ne doit pas devenir un instrument de règlements de comptes, encore moins un laboratoire d’expériences pour des ambitions individuelles.

L’Équité, Pas l’Arbitraire

La justice équitable n’est pas une faveur, c’est un droit constitutionnel. Ivan Kasongo, Jack Bwanya et Julie Muteba, comme tout citoyen congolais, ont droit à une procédure régulière, respectueuse et impartiale.

La République est grande quand elle protège les droits de tous. Elle est ridicule quand elle se transforme en théâtre judiciaire.

Et pour le bien de Fungurume, de TFM, et de la stabilité économique de toute une province, que la justice dise le droit, rien que le droit.

Parce qu’au final, la crédibilité de nos institutions se mesure à la façon dont elles traitent leurs propres citoyens.

Rav Daniel Kambowa