Il suffit d’une visite. Un simple geste républicain. Et voilà que les nuits deviennent longues, les esprits s’échauffent, et les réseaux sociaux s’enflamment. La réception des députés provinciaux de l’opposition par le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, a suffi pour réveiller les vieux démons de la manipulation et de la diabolisation.
Mais de quoi a-t-on peur au juste ?
Ces élus du peuple, issus du collectif de l’opposition politique, ont été reçus à leur propre demande. Leur but ? S’enquérir de la situation politique actuelle de la province, face aux rumeurs et intox qui pullulent dans l’espace public. Rien de plus normal. Rien de plus républicain.

Pourtant, cette rencontre a fait l’effet d’une secousse. Comme si certains acteurs politiques voyaient dans chaque geste de Kazembe Shula une menace à leur propre survie politique. Pourquoi cet acharnement ? Pourquoi tant de fébrilité dès qu’il s’agit de son nom ?
UNE DÉMARCHE INSTITUTIONNELLE MAL INTERPRÉTÉE
Il est important de rappeler une vérité souvent déformée à dessein : lorsqu’on exerce une fonction publique, l’intérêt général prime toujours sur les émotions personnelles et les calculs politiques. Le gouverneur intérimaire n’a fait qu’agir dans le strict respect de son mandat : maintenir la continuité de l’État, garantir la stabilité provinciale, et répondre aux sollicitations institutionnelles.
Qu’on se le dise : aucune loi de la République n’exige d’un intérimaire qu’il fasse allégeance quotidienne à son titulaire. L’intérim, par définition, assure la permanence du service public, non la vénération des ego blessés.
UNE CAMPAGNE DE DIABOLISATION BIEN HUILÉE
Depuis sa prise de fonction, Martin Kazembe Shula est devenu la cible de toutes les attaques. Une frange politique aux intérêts opaques orchestre une campagne de décrédibilisation féroce, semant haine, confusion et division sur les forums WhatsApp, plateaux télévisés et réseaux sociaux. Leur mission ? Affaiblir toute initiative qui ne va pas dans le sens de leur agenda personnel.
Et pourtant, Kazembe Shula n’a jamais mené la moindre manœuvre pour usurper un quelconque pouvoir. Son élévation à l’intérim n’est que le fruit du destin et de la confiance institutionnelle. Rien d’autre.
LE POUVOIR VIENT DE DIEU, LA PAIX DE LA SAGESSE
Il est temps que chacun accepte ses erreurs, en tire les leçons, et laisse la province avancer. Le Haut-Katanga a besoin d’apaisement, de développement, de cohésion. Pas d’un théâtre politique stérile.
À l’heure où la RDC s’apprête à franchir de nouveaux paliers démocratiques, le Haut-Katanga mérite une gouvernance lucide, calme et résolument tournée vers l’avenir. Martin Kazembe Shula incarne cette posture : celle d’un homme au service de la province, au-dessus des querelles, fidèle à la République.
Et si, pour une fois, on laissait la compétence parler ?
Il ne suffit pas de crier plus fort pour avoir raison. Ce sont les actes, les résultats, la paix sociale et l’intérêt du peuple qui doivent primer.
Rav Daniel Kambowa






