Dans un communiqué de presse consulté par Buzz7-infos.cd ce mercredi 31 janvier 2024, la communauté humanitaire en RDC se dit profondément préoccupée par la nouvelle escalade des violences dans la province du Nord-Kivu. À l’en croire, ces violences sont les retombées des combats ayant coûté la vie à des nombreux civils, dont des femmes et des enfants, dans le territoire de Masisi.
Dans cette optique, le coordonnateur humanitaire, Bruno lemarquis, a appelé les belligérants à respecter le droit international humanitaire.
Les combats entre les rebelles du M23 et la coalition FARDC et les résistants patriotes des groupes d’autodéfense, ont de nouveau été signalés dans la matinée de mardi 30 janvier 2024, à Mushaki et Karuba, dans le territoire de Masisi dans la province du Nord-Kivu.
Plusieurs sources renseignent que plusieurs rebelles ont été neutralisés. Mais à la veille, soit lundi 29 janvier, plusieurs bombes sont tombées à Kirotshe, dans le groupement Mupfuni Shanga. Aucun dégât n’a été enregistré. Mais bien avant, d’autres bombes avaient été larguées à Mweso entraînant la mort de 19 civils et une vingtaine des blessés, selon l’Armée congolaise. Et Le weekend dernier, la cité de Sake a été également endeuillée par les bombardements du M23.
«environ 8.000 personnes déplacées internes ont désormais cherché refuge près de l’hôpital de Mweso», rapporte la communauté humanitaire en RDC soulignant que cette situation fait planer, malheureusement, le risque d’un nouveau drame «si les combats s’intensifient à proximité de cette installation vitale qui doit être protégée», dit-elle, d’après le droit international.
Plus de 251.000 personnes se trouvant dans la Zone de santé de Mweso sont dans un besoin urgent d’assistance humanitaire.
«Il est crucial de garantir la sécurité des travailleurs humanitaires et des civils, afin de permettre que l’assistance leur parvienne, et empêcher une aggravation de la situation humanitaire», insiste Bruno Lemarquis, le coordonnateur humanitaire.
Dans cette même veine, cet acteur indique que les partenaires humanitaires restent déterminés à apporter l’assistance et le soutien nécessaires aux personnes affectées, malgré les contraintes d’accès croissantes.
Depuis le début de la guerre du M23, plus de 2,5 millions de personnes ont un acces limité aux services de base. À ce sens, Bruno Lemarquis rappelle que «le soutien aux processus politiques en cours est indispensable, pour que la paix et la stabilité revienne dans l’Est de la RDC».
Samuel Nakweti/Buzz7-infos.cd






