Des échauffourées ont été signalées ce jeudi 13 décembre à Kikwit, dans la province du Kwilu, lors du meeting populaire du candidat président Martin Fayulu. Le parti politique Écidé (Émergence citoyenne et développement) estime que toute la faute revient au maire de la ville.
Le camp de cet opposant dit pourtant avoir saisi le maire de la ville, 24 heures avant la tenue de cet événement.
‹‹ Nous avons été informé le maire de la ville depuis longtemps, de l’arrivée ce jeudi du président Fayulu pour tenir son discours à la tribune comme tout le monde le fait. Nous avons envoyé les instruments pour le montage, cependant, le maire avait déjà commencé à mettre les batteries en marche en faveur des militants de l’USN ››, indique Me trésor Kindambi.
Et d’ajouter :
‹‹ Dès que le président Fayulu est arrivé, la foule, la police et les militants de l’USN ont quitté la tribune centrale. Puis, le meeting s’est tenu comme prévu. Malheureusement, il y a eu des jets de pierres et quelques personnes blessées. Nous n’avons pas installé nos instruments, car empêché par le maire lui-même ››, a-t-il indiqué.
De son côté, Abé Ngiama, maire de Kikwit, a refuté toutes les responsabilités et rejeté la faute à l’équipe de campagne de Martin Fayulu.
‹‹ Martin Fayulu arrive jeudi à Kikwit et mercredi dans la soirée, son équipe de campagne vient saisir officiellement la mairie de cette organisation pendant que notre institution ferme ses portes à 18 heures. On n’a arrêté ni violenter personne ››, a souligné Abé Ngomia.
Moïse Katumbi avait été victime d’une situation similaire mardi dernier, alors qu’il tenait un meeting populaire à Moanda, au Kongo-Central.






