À peine investi, Claude Mbuyi, président du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) 2025-2030, frappe encore un grand coup. Cette fois, pas de Palais futuriste ni de slogans trop polis : il a annoncé le lancement d’une « Campagne nationale anti-corruption » annuelle, une initiative qui sonne comme un défi direct à l’un des plus vieux virus de la société congolaise.
Une jeunesse transformée en vigile de l’éthique
Avec cette annonce, Claude Mbuyi propulse la jeunesse congolaise dans un rôle inédit : devenir la vigie morale de la Nation. Objectif ? Faire de chaque jeune un « gendarme citoyen », capable de dénoncer, prévenir et sensibiliser face aux pratiques qui gangrènent les institutions, les écoles, les universités et même les quartiers.
Satirique mais vrai : si la corruption était une discipline olympique, la RDC aurait déjà plusieurs médailles d’or. Avec sa campagne, Claude Mbuyi veut transformer la médaille en carton rouge.
Une campagne annuelle, pas une opération one-shot
L’originalité du projet réside dans sa régularité : ce ne sera pas une conférence symbolique un 9 décembre (Journée internationale anti-corruption) pour faire joli dans les médias. Non. Ce sera une campagne nationale annuelle, menée tambour battant par les structures jeunes, avec des actions concrètes : débats publics, caravanes de sensibilisation, plateformes numériques de dénonciation et programmes éducatifs.
La jeunesse face au miroir
En lançant ce projet, Claude Mbuyi ne se contente pas de pointer du doigt les institutions. Il tend aussi un miroir à la jeunesse : la corruption n’est pas que l’affaire “des grands” mais aussi des petits arrangements quotidiens. Le message est clair : on ne peut pas dénoncer un système si on reproduit ses pratiques.
Un souffle nouveau
Avec cette annonce, Claude Mbuyi redonne au CNJ une stature d’acteur citoyen incontournable. La jeunesse ne sera plus uniquement invitée aux tables rondes : elle sera désormais en première ligne dans la lutte contre un fléau qui a trop longtemps hypothéqué son avenir.
Un slogan implicite plane désormais dans l’air : “Corruption zéro, avenir cent”.
Rav Daniel Kambowa






