On dit souvent que la jeunesse est l’avenir de la Nation. Mais parfois, cet avenir fait des caprices qui laissent des traces visibles, comme récemment lors des actes de vandalisme commis au Stade des Martyrs. Face à cet incident qui a choqué l’opinion, Claude Mbuyi, président fraîchement investi du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), a pris la parole publiquement pour assumer et rectifier le tir.
« Nous présentons nos excuses au Président de la République »
D’un ton ferme mais empreint de responsabilité, Claude Mbuyi a présenté, au nom de la jeunesse congolaise, les excuses officielles au Président de la République, Félix Tshisekedi, pour ces débordements regrettables. Dans un pays où les excuses publiques ne sont pas monnaie courante, ce geste marque un tournant : la jeunesse ne veut plus être perçue comme une force destructrice, mais comme un partenaire de construction nationale.
« Plus jamais ça » : un engagement ferme
Au-delà des excuses, Claude Mbuyi a rassuré les autorités et l’opinion : ces actes ne se reproduiront plus. Le CNJ s’engage à sensibiliser les jeunes sur le civisme, la responsabilité citoyenne et le respect des infrastructures publiques. Le Stade des Martyrs doit rester un temple de sport et de communion, pas une arène de chaos.
Satirique mais vrai : le stade mérite des chants, pas des chaises cassées. Avec humour et gravité à la fois, Claude Mbuyi a rappelé que le Stade des Martyrs n’est pas une salle de karaté gratuit, mais un lieu sacré où se construit l’unité nationale à travers le sport. « Nous voulons désormais que les chants des supporters couvrent le bruit des actes de vandalisme », a-t-il insisté.
Une jeunesse en quête de rédemption. Ce mea culpa public n’est pas un simple mot. Il traduit une volonté : celle de redonner à la jeunesse congolaise une image digne, responsable et actrice de solutions. Claude Mbuyi veut faire du CNJ le bouclier moral de la jeunesse contre les dérives collectives.
L’avenir nous dira si cet engagement se traduira dans les faits. Mais une chose est sûre : en disant « plus jamais ça », Claude Mbuyi place la jeunesse face à sa propre maturité.
Rav Daniel Kambowa






