Droits de trafic maritime : Les agents de LMC SA s’insurgent contre les arrêtés du VPM des Transports

Réunis en assemblée générale, les agents de Lignes Maritimes Congolaises SA, par la voix de leur intersyndicale, dénoncent les mesures jugées unilatérales et illégales prises par le Vice-Premier Ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba.

Une contestation ouverte contre les nouvelles mesures ministérielles

La tension monte au sein de Lignes Maritimes Congolaises SA (LMC SA). Le personnel de cette entreprise publique spécialisée dans le transport maritime est vent debout contre une série d’arrêtés pris récemment par le Vice-Premier Ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba.

Lors d’une assemblée générale tenue au siège de l’entreprise, Jacques Madinunga, président de l’intersyndicale, a relayé le mécontentement généralisé du personnel. Selon lui, ces mesures ont été prises de manière unilatérale, sans concertation avec les organes de gestion de LMC SA, et violent les textes régissant le secteur.

Les griefs portés contre le VPM Bemba

Au cœur de la colère : la perception et la gestion des droits de trafic maritime, que les agents estiment être désormais menacées par des décisions perçues comme une immixtion dans les prérogatives de l’entreprise.

« Le VPM des Transports outrepasse ses compétences en prenant des arrêtés qui remettent en cause les mécanismes internes de gestion des recettes maritimes », a déclaré M. Madinunga devant une foule d’agents déterminés.

Un appel à la régularisation et au respect des procédures

L’intersyndicale exige non seulement le retrait pur et simple des arrêtés querellés, mais aussi l’ouverture d’un dialogue avec les instances compétentes pour rediscuter des modalités de gestion du trafic maritime en République démocratique du Congo.

Selon plusieurs syndicalistes, ces décisions mettent en péril la survie financière de LMC SA et risquent d’entraîner une désorganisation totale des opérations maritimes sous pavillon congolais.

Une affaire à suivre de près

Alors que la pression monte, le ministère des Transports n’a pas encore officiellement réagi. De son côté, le personnel de LMC SA promet de poursuivre la mobilisation tant que ses revendications ne seront pas prises en compte.

Cette crise illustre une nouvelle fois les tensions persistantes entre les structures publiques et le pouvoir central dans la gestion des ressources stratégiques du pays.