Financial Times Africa Summit : Quand le Congo parle minerais, Londres écoute religieusement, Louis Kabamba Watum en maestro

Le Financial Times Africa Summit 2025 s’est transformé, l’espace de deux jours, en une véritable vitrine du savoir-faire congolais. Et pour cause : le Ministre des Mines, Louis KABAMBA WATUM, a littéralement volé la vedette à Londres. À croire que même le brouillard britannique s’est dissipé pour écouter son plaidoyer en faveur des minerais critiques de la RDC.

Un plaidoyer en or (et en cuivre). Avec un ton à la fois posé et déterminé, le Ministre congolais a rappelé une évidence que beaucoup semblent redécouvrir : la RDC n’est pas seulement un pays riche en ressources, c’est un géant minier qui s’ignore encore lui-même.
« Seulement 10 % du territoire national a été exploré », a-t-il rappelé, comme pour dire : le meilleur reste sous terre, et il est congolais.

Sous la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, relayée avec rigueur par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, la RDC veut désormais passer du statut d’exportateur brut à celui de transformateur stratégique. Et si le monde veut décarboner, autant le faire avec du cobalt et du lithium made in Congo !

Compétition mondiale ? Opportunité nationale. Alors que Washington et Pékin se disputent la planète des minerais, le Ministre Watum, fin diplomate, a préféré jouer la carte de la sérénité :

« Nous ne voyons pas une menace, mais une opportunité. »
Traduction libre : Que les puissances se chamaillent, nous, on signe les contrats.

La RDC se veut ouverte, attractive et pragmatique, une main tendue vers ceux qui veulent investir durablement à condition, bien sûr, d’y laisser aussi quelques emplois et un peu de technologie locale.

Transparence, réformes et record de production. Le Ministre n’a pas manqué de rappeler que les efforts de bonne gouvernance portent leurs fruits : plus de 40 milliards USD d’investissements sur dix ans, une production record de cuivre et la reconnaissance du FMI et de la Banque mondiale. Quand on sait qu’il y a encore quelques années, certains misaient sur la faillite du secteur, on peut dire que le pari est en train de se renverser.

Et pendant que d’autres exportent des discours, la RDC exporte du cuivre en quantité industrielle. Une visite stratégique au temple du métal. En marge du sommet, le Ministre Watum a visité le London Metal Exchange (LME), la Mecque des métaux. Objectif : comprendre les rouages de ce marché mondial de 5 000 milliards USD et y inscrire les compagnies minières congolaises.

Un geste symbolique mais fort : amener la RDC de la mine à la bourse. Les Britanniques tombent sous le charme. Cerise sur le gâteau, le Ministre a séduit la Chambre de commerce RDC–UK. Résultat : une mission d’investisseurs britanniques annoncée pour janvier 2026 et une garantie de 500 millions de livres sterling du UK Export Finance.
La Standard Bank, déjà bien ancrée au pays, a rappelé son milliard d’investissement, pendant que l’AFC nigériane s’est dite prête à injecter 5 milliards USD dans de nouveaux projets.
Autant dire que le thé anglais aura désormais un goût de cuivre et de cobalt.

Une RDC qui rayonne et qui rassure. De Londres à Kinshasa, le message est clair : la RDC est prête à diriger la transition énergétique africaine. Sous le leadership du Président Félix Tshisekedi, le pays n’est plus simplement un réservoir de minerais, mais un acteur stratégique du futur énergétique mondial.

Et si certains doutaient encore, le Financial Times Africa Summit 2025 vient de leur rappeler que, dans le grand concert des nations, la RDC ne joue plus les seconds rôles… elle tient désormais la baguette.

Rav Daniel Kambowa