Vendredi 27 juin 2025, Fungurume a grondé. Des centaines de jeunes, déterminés et unis, ont pris d’assaut le bureau du bourgmestre intérimaire Aline Makano Tshilombo pour dire NON à l’arbitraire et NON à l’injustice.
En ligne de mire : l’arrestation jugée “arbitraire” de trois hauts responsables de Tenke Fungurume Mining (TFM), filiale stratégique de CMOC Group, pilier économique de la région.
Les noms sont désormais sur toutes les lèvres : Ivan Kalonda, Jacques Mbwanya et Julie Muteba, de la Direction Générale des Ressources Humaines, interpellés dans des conditions floues pour une supposée “somme colossale” dont la nature réelle reste mystérieuse.
“Enlèvement ! Séquestration ! Violation des droits humains !” Les jeunes n’ont pas mâché leurs mots, dénonçant une procédure qui viole non seulement les droits des personnes concernées, mais qui met en péril la stabilité économique de tout Fungurume.
Car ici, TFM n’est pas une entreprise comme les autres : c’est un poumon économique, un générateur d’espoir pour des milliers de familles, un garant de stabilité sociale. Toucher à ses dirigeants sans transparence, c’est jouer avec le feu sur un territoire qui tire sa survie du cuivre et du cobalt.
Dans un mémorandum remis au bourgmestre Makano, les représentants des jeunes ont exigé la transparence et le respect des procédures judiciaires, appelant à la libération immédiate de ceux qu’ils estiment être injustement détenus.
Ils ont souligné les risques d’un ralentissement des activités de TFM, les tensions sociales et les pertes d’emplois qui pourraient en découler si cette situation n’est pas rapidement clarifiée.
Madame le bourgmestre, attentive, a reconnu la légitimité des préoccupations exprimées et a promis que le gouvernement local suivrait ce dossier de près, tout en facilitant le dialogue entre les autorités judiciaires, TFM et la communauté.
Pendant ce temps, Fungurume retient son souffle. Les travailleurs observent, les familles attendent, et la jeunesse reste mobilisée, convaincue qu’on ne peut pas laisser l’injustice freiner l’élan d’un territoire qui veut avancer.
Ce vendredi, Fungurume a rappelé au pays entier que lorsque l’on touche à sa stabilité, à ses emplois et à ses droits, la jeunesse sait se lever.
Rédaction






