Grâce Kutino plaide pour la rémunération du Bureau du CNJ : « La jeunesse mérite plus que des applaudissements »

Lors de l’investiture du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) 2025-2030, un moment clé a retenu l’attention : le discours de la ministre de la Jeunesse, Grâce Kutino. Pas de fioritures, pas de slogans recyclés, mais une revendication claire et audacieuse : la rémunération du bureau du CNJ.

Fin du bénévolat de luxe ? Jusqu’ici, le CNJ ressemblait parfois à un théâtre où les acteurs jouent sans salaire, pendant que le public l’État se contente d’applaudir. Grâce Kutino a décidé de changer le script : « La jeunesse ne peut pas continuer à travailler bénévolement quand elle porte autant de responsabilités nationales. »

Traduction satirique : être président ou membre du CNJ, ce n’est pas juste un stage prolongé.

Valoriser pour responsabiliser. Pour la ministre, rémunérer le bureau du CNJ, ce n’est pas une dépense de plus dans le budget, mais un investissement dans le leadership jeune. Une manière de rappeler que, sans moyens ni reconnaissance, on ne peut pas exiger de la jeunesse une performance digne des grands décideurs.

Et dans une société où « servir la Nation » rime trop souvent avec « se sacrifier », cette proposition apparaît comme une bouffée d’air frais.

Message à double tranchant. Satirique mais vrai : si le bureau du CNJ est payé, il n’aura plus d’excuses pour se limiter aux beaux discours. Car rémunération rime avec redevabilité. Grâce Kutino met donc la jeunesse devant un miroir : « Vous voulez être traités en leaders ? Alors agissez comme des leaders ! »

Une réforme qui change la donne. Si cette plaidoirie aboutit, ce sera une petite révolution silencieuse. Le CNJ passerait d’une institution symbolique à un véritable organe opérationnel, avec des dirigeants motivés, outillés et tenus à des résultats.

La ministre Grâce Kutino vient de lancer un message fort : la jeunesse mérite mieux que des applaudissements, elle mérite une vraie considération.

Rav Daniel Kambowa