Au cours du briefing presse spécial organisé ce jeudi 22 février 2024, avec les journalistes de la République démocratique du Congo, le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, a annoncé tout mettre en œuvre pour obtenir des sanctions contre le Rwanda, qui continue d’agresser le pays dans sa partie Est.
Rejetant toutes les accusations rwandaises selon lesquelles la RDC s’associerait avec les rebelles FDLR afin de déstabiliser le Rwanda, le chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi a fait remarquer que malgré les hostilités entretenues par le Rwanda, « il ne soutiendrais pas la déstabilisation des pays voisins ».
« En 2019, c’était à l’initiative du défunt Général Delphin Kahimbi, j’ai validé le retour sous l’égide des Nations Unies de deux colonnes des éléments FDLR qui sont retournés au Rwanda. Donc, s’il y avait vraiment des gens qu’on ne pouvait pas soupçonner de soutenir les FDLR, c’est bien nous, parce que nous avons fait cet exercice », a-t-il pesté.
Réagissant dans un autre chapitre au sujet de la signature de partenariat entre l’Union européenne et le Rwanda relative à la chaîne de valeurs sur les minerais stratégiques, Félix-Antoine Tshisekedi a rassuré que la RDC usera de toutes les voies diplomatiques et ira même en justice pour faire annuler cet accord, puisse que, dit-il, « c’est comme si l’Union européenne faisait la guerre par procuration à la RDC ».
Dans ce même registre, il a également souligné que Kinshasa doit se montrer dissuasif vis-à-vis des agresseurs et le travail avait déjà commencé, et cela consiste à faire passer le message : « venez négocier avec le propriétaire de la richesse, laissez le receleur ».
En outre, le Chef de l’État congolais a aussi affirmé vouloir avoir de son homologue rwandais des explications sur son acharnement en continuant de massacrer les populations congolaises et ses motivations à pouvoir continuer les pillages des ressources minières et autres sur le sol congolais.
Samuel Nakweti






