Kisangani Il y a des jours où la République donne l’impression de tousser, et d’autres où elle reprend une respiration constitutionnelle profonde. Vendredi 26 décembre 2025, la Cour constitutionnelle a choisi la seconde option, en rappelant à tous calmement mais fermement que le droit n’est pas une option, encore moins un accessoire politique.
Une invalidation trop rapide, une justice plus rapide encore
Saisie par le Gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, la Haute Cour n’a pas tergiversé.
Après examen, elle a jugé la requête recevable et fondée, estimant que l’invalidation du gouverneur est intervenue en violation flagrante des textes légaux en vigueur. Autrement dit : la procédure avait couru plus vite que la loi… et trébuché.
Dans une ambiance solennelle mais sans surprise juridique, la Cour a donc procédé à la réhabilitation pure et simple du gouverneur, rappelant que dans un État de droit, même les décisions politiques doivent passer par le filtre de la légalité.
Paulin Lendongolia, le retour par la grande porte du droit
Invalidé par les hommes, réhabilité par la Constitution : le symbole est fort. Paulin Lendongolia Lebabonga revient non pas par agitation, mais par élégance institutionnelle. Pas de cris, pas de bras de fer, mais une arme redoutable : le texte de loi.
À la Tshopo, ce verdict sonne comme un rappel utile : on peut débattre des choix politiques, mais on ne contourne pas les règles du jeu républicain. Et quand cela arrive, la Cour constitutionnelle se charge de remettre le match à zéro.
Une leçon de droit, version grandeur nature
Au-delà du cas Lendongolia, cette décision vaut leçon nationale. Elle rappelle que la Cour constitutionnelle n’est ni un décor ni un refuge, mais l’arbitre suprême lorsque la politique oublie ses propres règles.
Pour Paulin Lendongolia Lebabonga, cette réhabilitation a le goût discret mais solide des victoires légales. Pour les institutions, elle sonne comme un avertissement poli :
la Constitution observe, attend… et tranche.
En République démocratique du Congo, la justice peut être lente, dit-on. Mais ce vendredi, elle a surtout été précise.
Rav Daniel Kambowa






