Joseph Mukungubila : « En rencontrant le M23, la CENCO et l’ECC ont cautionné leurs exactions à Goma »

Joseph Mukungubila : « En rencontrant le M23, la CENCO et l’ECC ont cautionné leurs exactions à Goma »

La récente visite des représentants de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) auprès du M23 a suscité un vif débat au sein de l’opinion publique congolaise. Certains y voient un acte de médiation nécessaire pour la paix, tandis que d’autres dénoncent une trahison pure et simple de la nation.

À travers une lettre ouverte parvenue à notre rédaction, ce 14 février, le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, a exprimé son indignation face à ce qu’il considère comme une grave compromission des intérêts du pays.

Le M23, mouvement terroriste actif dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), commet de graves exactions contre les populations civiles, avec le soutien présumé du Rwanda. Face à cette situation, la majorité des Congolais refusent catégoriquement toute discussion avec ce groupe armé. La visite de la CENCO et de l’ECC auprès du M23 à Goma a donc été perçue comme une légitimation implicite de leurs actions.

Selon le « sa majesté » Mukungubila Mutombo, cette démarche va à l’encontre de l’unité nationale et du consensus populaire qui rejette toute forme de dialogue avec ceux qui terrorisent le peuple congolais. Il interpelle directement les responsables religieux impliqués.

« En allant rencontrer le M23, vous avez automatiquement cautionné la sale besogne qu’ils viennent d’exécuter à Goma. », a-t-il fait savoir dans sa missive.
Cette affirmation traduit un sentiment de colère et d’incompréhension face à une action perçue comme une violation de la souveraineté nationale.

Jouer la carte en faveur des étrangers

Les leaders religieux de la CENCO et de l’ECC ont toujours prôné la paix et la réconciliation. Leur argument est simple : un dialogue, quel que soit son cadre, est nécessaire pour éviter une escalade du conflit. Cependant, cette position ne fait pas l’unanimité, notamment chez ceux qui estiment que la RDC ne doit pas dialoguer avec ceux qui tuent ses enfants.

Mukungubila Mutombo, dans sa lettre, accuse les médiateurs d’être des complices de ceux qui veulent déstabiliser le Congo. « Vous avez toujours joué la carte en faveur des étrangers qui nous massacrent. », a-t-il ajouté.

Il cite même François Hollande, ancien président français, qui a récemment dénoncé l’inaction de la communauté internationale face à l’agression dont la RDC est victime. Ce rappel vise à souligner que la trahison ne vient pas seulement de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur, à travers des acteurs congolais qui, selon lui, facilitent l’ingérence étrangère.

Au-delà de la question du M23, la lettre de Mukungubila Mutombo prend une tournure messianique et royaliste. Il affirme que le Congo est un pays choisi par Dieu et qu’il doit retrouver sa grandeur perdue. Il évoque l’histoire coloniale, notamment la réticence du roi Léopold II à céder le Congo aux Belges, comme preuve que ce pays recèle un destin unique.

Dans un passage marqué par des références bibliques et historiques, il affirme que Dieu a choisi un homme pour guider la RDC : lui-même. Il invite ainsi les Congolais à le suivre pour assurer la libération du pays et empêcher toute tentative de balkanisation. « La solution pour vous Congolais, c’est ce Dieu qui vous a choisis, et il vous a choisis par cet homme que vous rejetez. », affirme l’homme politique et pasteur Joseph Mukungubila.

L’homme providentiel

Cette déclaration fait écho à ses ambitions politiques passées, notamment lors de sa candidature présidentielle de 2006, où il s’était présenté comme le “candidat de Dieu”.

Joseph Mukungubila Mutombo ne se contente pas de critiquer la démarche de la CENCO et de l’ECC ; il se positionne comme l’homme providentiel capable de libérer la RDC. Pour ses partisans, il est un visionnaire qui comprend les enjeux spirituels et géopolitiques du pays.

Ézéchiel CTM

La récente visite des représentants de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) auprès du M23 a suscité un vif débat au sein de l’opinion publique congolaise. Certains y voient un acte de médiation nécessaire pour la paix, tandis que d’autres dénoncent une trahison pure et simple de la nation.

À travers une lettre ouverte parvenue à BETO.CD, ce 14 février, le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, a exprimé son indignation face à ce qu’il considère comme une grave compromission des intérêts du pays.

Le M23, mouvement terroriste actif dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), commet de graves exactions contre les populations civiles, avec le soutien présumé du Rwanda. Face à cette situation, la majorité des Congolais refusent catégoriquement toute discussion avec ce groupe armé. La visite de la CENCO et de l’ECC auprès du M23 à Goma a donc été perçue comme une légitimation implicite de leurs actions.

Selon le « sa majesté » Mukungubila Mutombo, cette démarche va à l’encontre de l’unité nationale et du consensus populaire qui rejette toute forme de dialogue avec ceux qui terrorisent le peuple congolais. Il interpelle directement les responsables religieux impliqués.

« En allant rencontrer le M23, vous avez automatiquement cautionné la sale besogne qu’ils viennent d’exécuter à Goma. », a-t-il fait savoir dans sa missive.
Cette affirmation traduit un sentiment de colère et d’incompréhension face à une action perçue comme une violation de la souveraineté nationale.

Jouer la carte en faveur des étrangers

Les leaders religieux de la CENCO et de l’ECC ont toujours prôné la paix et la réconciliation. Leur argument est simple : un dialogue, quel que soit son cadre, est nécessaire pour éviter une escalade du conflit. Cependant, cette position ne fait pas l’unanimité, notamment chez ceux qui estiment que la RDC ne doit pas dialoguer avec ceux qui tuent ses enfants.

Mukungubila Mutombo, dans sa lettre, accuse les médiateurs d’être des complices de ceux qui veulent déstabiliser le Congo. « Vous avez toujours joué la carte en faveur des étrangers qui nous massacrent. », a-t-il ajouté.

Il cite même François Hollande, ancien président français, qui a récemment dénoncé l’inaction de la communauté internationale face à l’agression dont la RDC est victime. Ce rappel vise à souligner que la trahison ne vient pas seulement de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur, à travers des acteurs congolais qui, selon lui, facilitent l’ingérence étrangère.

Au-delà de la question du M23, la lettre de Mukungubila Mutombo prend une tournure messianique et royaliste. Il affirme que le Congo est un pays choisi par Dieu et qu’il doit retrouver sa grandeur perdue. Il évoque l’histoire coloniale, notamment la réticence du roi Léopold II à céder le Congo aux Belges, comme preuve que ce pays recèle un destin unique.

Dans un passage marqué par des références bibliques et historiques, il affirme que Dieu a choisi un homme pour guider la RDC : lui-même. Il invite ainsi les Congolais à le suivre pour assurer la libération du pays et empêcher toute tentative de balkanisation. « La solution pour vous Congolais, c’est ce Dieu qui vous a choisis, et il vous a choisis par cet homme que vous rejetez. », affirme l’homme politique et pasteur Joseph Mukungubila.

L’homme providentiel

Cette déclaration fait écho à ses ambitions politiques passées, notamment lors de sa candidature présidentielle de 2006, où il s’était présenté comme le “candidat de Dieu”.

Joseph Mukungubila Mutombo ne se contente pas de critiquer la démarche de la CENCO et de l’ECC ; il se positionne comme l’homme providentiel capable de libérer la RDC. Pour ses partisans, il est un visionnaire qui comprend les enjeux spirituels et géopolitiques du pays.

Ézéchiel CTM