Kinshasa, République Démocratique de l’Aventure Pénitentiaire, Coup de théâtre dans le feuilleton politico-judiciaire congolais ! Alors que l’Assemblée nationale venait à peine de lever l’immunité parlementaire du ministre de la Justice, Constant Mutamba, voilà que le Procureur de la République, visiblement piqué par une soudaine crise de zèle, annonce une vaste traque nationale… des prisonniers déjà libérés !
Selon une note au ton apocalyptique, « des nouvelles alarmantes » font état de la présence inquiétante de détenus en liberté, notamment ceux du célèbre CPRK, le centre pénitentiaire devenu depuis peu un port de plaisance judiciaire. En ligne de mire : des meurtriers, tortionnaires, voleurs armés et autres pensionnaires VIP du pénal, qui se retrouveraient désormais dans les rues… à marcher plus librement que les honnêtes citoyens.
« Ces personnes étaient sensées se trouver derrière les barreaux », s’étonne le parquet, découvrant avec effroi que la clé des cellules a changé de poche.
Mais ce qu’on ne dit pas, c’est que ces « fuites » coïncident étrangement avec l’agenda politique : à peine Mutamba dans la tourmente judiciaire, la justice redécouvre subitement que des criminels sont dehors. Serait-ce une coïncidence ? Ou une opération commando du parquet pour habiller Mutamba d’un pyjama orange avant même son procès ?
Pendant ce temps, dans les quartiers de Kinshasa, les rumeurs vont bon train : certains ex-détenus seraient déjà devenus chauffeurs de taxi, vigiles ou candidats députés suppléants. D’autres auraient été vus en train de prêcher la paix dans les marchés.
Bref, dans cette République où les prisons s’ouvrent plus facilement qu’un supermarché en promo, une seule certitude s’impose : la justice fait la chasse aux ombres, pendant que les vrais coupables courent… à visage découvert.
Rav Daniel Kambowa






