Justice ou Farce Nationale ? La RDC entre drame judiciaire et comédie politique

93 % des Congolais ont compris le scénario. Un thriller politique écrit à huis clos, produit par le pouvoir, mis en scène par la Cour constitutionnelle, et joué avec un sérieux tragique par le juge Kamuleta, devenu en quelques mois le « bourreau officiel » de la République.

Pendant que Goma brûle, que Bunagana suffoque, que nos frères tombent sous les balles des ADF et du M23, Kinshasa s’offre une distraction judiciaire à grand spectacle. Le dernier épisode ? « Matata Ponyo condamné au pénal ». Un feuilleton absurde, sans preuve, sans procès équitable, sans levée d’immunité parlementaire. Une première mondiale. Même Hollywood n’aurait pas osé : la justice congolaise reconnaît qu’elle n’a aucune preuve… mais condamne quand même. Bienvenue dans le théâtre judiciaire de Félix Tshisekedi.

Pendant ce temps, ceux qui n’ont jamais construit ne serait-ce qu’un banc d’école rêvent d’étatiser les biens privés d’un ancien Premier ministre qui, lui, a laissé des routes, des projets, des résultats. L’inversion des valeurs atteint son sommet : on jette l’opprobre sur celui qui a agi, pendant que les inactifs se parent des habits de redresseurs de torts.

Félix Tshisekedi devrait méditer ceci : à force d’instrumentaliser la justice et de tirer sur la corde ethnique, il ne fait que tisser la toile de son propre piège. Car Matata Ponyo, dans ce pays blessé, n’est plus seul. Il incarne aujourd’hui une idée : celle d’une justice vraie, d’une gouvernance tangible, d’un État qui ne se moque pas de ses citoyens.

Et le peuple, même affamé, humilié et endeuillé, sait encore reconnaître la mauvaise foi quand elle porte robe noire.

Par Joseph Edeba Président fédéral – LGD – Kinshasa