Kamina choquée : “ils ne s’y attendaient pas”, ce que l’honorable Patrick Katengo est en train de faire dérange sérieusement

Kamina, chef-lieu du Haut-Lomami, a changé de rythme. Ces derniers jours, la ville ne parle pas seulement de ses problèmes quotidiens ni de ses espoirs habituels : elle parle aussi d’un homme et d’un message. Le président du FNJ, Patrick Katengo est là. Et il n’est pas venu pour une simple visite de courtoisie.

Officiellement, il est en mission pour la paix, le vivre-ensemble, le patriotisme et la mobilisation de la jeunesse. Officieusement, il est venu rappeler une chose simple mais souvent oubliée : le Congo ne se construira pas sans ses jeunes, et encore moins contre eux.

Contrairement à ces tournées politiques où l’on coupe des rubans invisibles et où l’on promet des lendemains qui chantent faux, Patrick Katengo a choisi une autre méthode : parler, écouter, mobiliser, agir. À Kamina, on le voit dans les échanges citoyens, les rencontres avec les jeunes, les activités de sensibilisation et les cadres de réflexion sur l’unité et la cohésion nationale.

Son discours est direct :

« La paix n’est pas un slogan, c’est un comportement. Le patriotisme n’est pas un mot, c’est un engagement. »

Et visiblement, le message passe. Les jeunes s’organisent, débattent, s’impliquent. La ville, souvent perçue comme périphérique dans les grands débats nationaux, devient pour quelques jours un centre de gravité citoyen.

Bien sûr, certains observateurs restent sceptiques. En RDC, on a appris à se méfier des grandes paroles. Mais la différence ici, c’est que le programme ne reste pas dans les discours : il se vit sur le terrain.

Patrick Katengo ne vend pas du rêve emballé dans du papier officiel. Il propose une méthode : responsabiliser la jeunesse, reconstruire l’esprit civique et réconcilier les Congolais avec l’idée même de nation.

En réalité, Kamina sert aujourd’hui de laboratoire :
Un laboratoire du Congo possible, celui où les jeunes ne sont plus un problème à gérer, mais une solution à organiser.

Reste à savoir si cette dynamique survivra au départ des délégations et aux habitudes du quotidien. Mais une chose est sûre : pendant quelques jours, Kamina aura prouvé que le patriotisme peut aussi descendre dans la rue, parler aux jeunes et produire de l’espoir concret.

Et dans un pays où l’espoir est souvent en rupture de stock, ce n’est déjà pas rien.

Rav Daniel Kambowa