Kinshasa noyée sous la pluie et l’incompétence : les autorités annoncent un suivi… des dégâts !

Nouvelle journée, nouveau déluge… et même vieille chanson. Une pluie torrentielle a une fois de plus transformé la capitale congolaise en parc aquatique géant. Bilan : morts, maisons effondrées, routes avalées et comme toujours, les autorités mouillées… d’indifférence.

À Ngaliema, 17 morts ! Mais que personne ne panique : le bourgmestre Fulgence Bolokome, avec tout le sérieux bureaucratique requis, est passé à la radio. Il a confirmé que les avenues du Tourisme et Okito sont devenues des rivières. “C’est impraticable”, a-t-il dit. Traduction : débrouillez-vous avec vos pirogues.

À Lemba, 2 personnes ont perdu la vie. Et pendant ce temps, le pont Koyombo continue son effondrement progressif, sous les applaudissements d’un ministère des Travaux publics totalement invisible. Le camp Kabila, lui, a pris l’eau ironie du sort ?

N’sele a été plus chanceuse : aucun mort, mais le quartier Badara a disparu sous les eaux. Heureusement, le bourgmestre Franck Mbo nous rassure : “les maisons sont englouties, mais nous restons vigilants” probablement depuis le confort d’un bureau climatisé.

À Matete, c’est un raz-de-marée social : plus de 500 ménages sinistrés. Jules Mukumbi, le bourgmestre, évoque une “situation critique” mais reste zen : “les interventions sont en cours”. Traduction libre : on attend la prochaine pluie pour voir si on flotte.

Du côté de Limete, dans les quartiers Mombele, Funa et Ndanu, la situation est “maîtrisable”. Aucun mort ? Parfait. Pas besoin d’agir. Le bourgmestre adjoint Isaac Mukendi a confirmé que les autorités “assurent un suivi”. Un suivi à distance, bien entendu avec drone, café et promesse d’un rapport final en 2030.

Pendant ce temps… METTELSAT lève la main !

Selon la météo nationale (METTELSAT), cette pluie hors saison est causée par “le déplacement anormal des masses d’air humides venues du golfe de Guinée”. En d’autres termes : la nature est coupable, pas l’absence de drainage, ni les constructions anarchiques, ni la gestion municipale digne d’un cirque sans clowns.

Kinshasa pleure ses morts, patauge dans la boue, pendant que les élus pataugent dans les discours. Aucun plan de prévention, zéro politique de drainage, mais toujours de belles déclarations à la radio. La prochaine pluie ? Ce ne sera plus une catastrophe naturelle. Ce sera une catastrophe nationale… avec récidive officielle.

Rav Daniel Kambowa