Dans le ridicule qui vient et va,
Encre et salive pour un coup d’État!
Coup de faim, coup de salaire, silence,
Coup-Est, coup-forage, justice, absence !
Et comme dans un fromage un couteau,
S’enfonce libre sans le moindre étau,
Une troupe dans un palais circule,
Libre comme les pas d’un testicule!
Comme un oiseau le peuple, au stade, chante,
Au son « d’un coup de force » il ne déchante,
Ventre affamé entend-il un bruit ?
Il n’entend que sa misère la nuit!
Mais un jour viendra, sur notre savane,
Comme un doux vent errant qui se pavane,
La joie sur notre herbe se couchera,
Sous un beau crachin, on se douchera!
Pat le Gourou
Actu-poésie
19 mai 2024






