À l’heure où certains excellent dans l’art de la polémique stérile et des discours en altitude, Martin Kazembe Shula, lui, a choisi un terrain plus glissant… mais plus utile : l’asphalte fraîchement posé de l’Avenue Kiwele.
Et visiblement, entre le verbe et le bitume, le gouverneur a vite choisi son camp.
Quand les machines parlent plus fort que les débats
Sur l’Avenue Kiwele, dans la commune de Ruashi, les moteurs ronronnent à plein régime.
Trois kilomètres déjà asphaltés, une large chaussée de huit mètres dessinée selon les normes, et une couche de base qui s’étend comme une promesse de modernité.
Pas le temps pour les querelles byzantines :
« On accélère ! », martèle l’Autorité Provinciale, déterminée à voir les travaux bouclés dans les délais.
Dans un pays où la patience des usagers s’érode souvent plus vite que le macadam, l’instruction est claire.
Kyungu wa Kumwanza : prévenir avant de reconstruire
La tournée se poursuit sur l’Avenue Kyungu wa Kumwanza, au quartier Baudoin.
Ici, les tranchées ne sont pas des fossés mais des boucliers contre la pluie, conçus pour éviter que l’ouvrage ne soit emporté par les caprices du ciel.
Martin Kazembe Shula, casque sur la tête et conviction en bandoulière, salue « l’avancement satisfaisant » des travaux.
Une formule classique, certes… mais cette fois, les images parlent pour lui.
Gouverner, c’est… bitumer
Dans un Haut-Katanga souvent en quête de routes durables, l’Autorité Provinciale avance avec un objectif affiché : doter la province d’infrastructures modernes, conformément à la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Et si certains préfèrent les micros aux bulldozers, Shula semble avoir trouvé son arme : le travail visible, concret, vérifiable.
Parce qu’au fond, entre deux discours enflammés et une route qui tient la saison des pluies, le citoyen, lui, a déjà fait son choix.
Rav Daniel Kambowa






