Ce lundi, le Ministre des Mines, Son Excellence Louis WATUM KABAMBA, a transformé son bureau en tribunal social improvisé. Face à lui, une délégation de l’intersyndicale de CHEMAF, armée non pas de pioches ni de casques, mais de doléances bien affûtées : stabilité de l’emploi, meilleures conditions de travail, et quelques revendications sociales qui traînent dans les couloirs comme des casseroles qu’on voudrait bien faire taire.
« Nous sommes venus plaider la cause des travailleurs de CHEMAF », a lancé avec gravité Juresse Lokosha, Vice-Président de l’intersyndical. Comprenez : quand les mines creusent la terre, les travailleurs creusent aussi leurs poches pour survivre.
Le Ministre, fidèle à son style diplomatique, n’a pas manqué de jouer la carte du grand régulateur. Traduction : “ne vous inquiétez pas, on s’en occupe… bientôt.”
« Nous veillerons à ce que les solutions soient trouvées dans l’intérêt de l’entreprise, mais surtout dans le respect des droits des travailleurs », a martelé Louis WATUM KABAMBA, un brin solennel, un brin rassurant – bref, tout ce qu’il faut pour calmer une salle sans promettre la lune.
Avant de clore la séance, le Ministre a brandi son arme préférée : l’appel à l’unité. Parce qu’au Congo, l’unité, c’est comme le cuivre : tout le monde en parle, mais on se demande toujours où elle est stockée.
« La cohésion entre toutes les parties prenantes permettra de bâtir un avenir durable pour CHEMAF », a confirmé un membre de l’intersyndical. Traduction libre : si on ne s’entend pas, on s’enterre tous ensemble.
Cette audience, entre promesses institutionnelles et soupirs syndicaux, illustre la volonté affichée du Gouvernement d’écouter, de rassurer et… d’attendre la prochaine crise pour recommencer l’exercice. Mais ne soyons pas trop durs : au moins, dans le secteur minier, on sait que le dialogue est une ressource inépuisable – plus encore que le cobalt.
Rav Daniel Kambowa






