À la veille de la marche annoncée par l’UDPS/Tshisekedi, prévue ce mardi 22 septembre, les regards se tournent vers l’Hôtel de ville de Kinshasa. Ici, pas de mégaphones, pas de cortège, encore moins de slogans : pour l’instant, la politique se joue autour d’une table.
Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, conduit les échanges avec les représentants de l’UDPS/Tshisekedi afin de parvenir à un accord sur l’itinéraire définitif de la manifestation.
La délégation du parti présidentiel est notamment représentée par son secrétaire général adjoint, Jean Tezo. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) participe également aux discussions, avec la présence de son président, Paul Nsapu.
Entre droit de manifester et impératifs de sécurité
L’enjeu est simple en apparence : déterminer par quelles rues passera la marche. En réalité, dans une capitale comme Kinshasa, choisir un itinéraire de manifestation relève presque de l’art diplomatique.
Il faut faire cohabiter le droit constitutionnel de manifester, les impératifs de sécurité, la circulation et la protection de certains sites sensibles. Bref, avant que les militants ne prennent possession de la chaussée, les responsables doivent d’abord s’entendre sur la chaussée à emprunter.
L’UDPS/Tshisekedi a annoncé cette mobilisation nationale pour le 22 septembre. Le parti entend notamment exprimer son soutien aux institutions de la République, à la loi référendaire et au Dialogue national annoncé par le chef de l’État.
La « fumée blanche » attendue à l’Hôtel de ville
Dans les couloirs de l’Hôtel de ville, les discussions se poursuivent donc. Chacun avance ses arguments, chacun garde son itinéraire en tête et, comme souvent en politique, tout le monde cherche le fameux compromis qui permettra d’éviter que la rue ne devienne le théâtre d’un nouveau bras de fer.
L’objectif affiché est de parvenir à une organisation encadrée de la manifestation, dans le respect de la liberté des manifestations publiques et des exigences liées à l’ordre public.
La question du parcours demeure ainsi au centre des tractations. Et à Kinshasa, lorsqu’un itinéraire est encore sur la table, mieux vaut attendre avant de tracer son chemin sur la carte.
La fumée blanche est donc attendue. Si elle monte de l’Hôtel de ville, les Kinois sauront enfin par où passera la marche du 22 septembre.
Une chose est certaine : demain, la rue aura son mot à dire. Mais ce soir, c’est encore autour de la table que l’itinéraire s’écrit.
Rav Daniel Kambowa






