Tournée Rose Haut-Katanga : ce que Mauricette Yowari a fait pour la jeune fille va vous surprendre

Tournée Rose Haut-Katanga : ce que Mauricette Yowari a fait pour la jeune fille va vous surprendre

À Lubumbashi, le Conseil provincial de la jeunesse du Haut-Katanga a choisi de clôturer le mois d’octobre sur une note d’engagement citoyen. À travers un Sommet inclusif organisé dans le cadre de la Tournée Rose Haut-Katanga, l’institution a placé la santé, la prévention du cancer du sein et le leadership féminin au cœur des échanges. Une initiative portée par sa vice-présidente, Mauricette Yowari, sous le leadership de l’ambassadeur Orville Kanyembo.

Le rendez-vous avait des allures de plaidoyer pour une jeunesse féminine mieux informée, mieux préparée et davantage impliquée dans la construction de la province. Des jeunes filles venues de différents horizons du Haut-Katanga se sont retrouvées autour d’un thème évocateur : « Prévenir pour bâtir : jeune fille, santé et leadership ».

En présence de la maire adjointe de Kasumbalesa et de plusieurs autorités politico-administratives, Mauricette Yowari a rappelé la nécessité de faire de la prévention sanitaire un véritable levier d’émancipation. Car, derrière les discours sur l’avenir de la jeunesse, une question demeure : comment prétendre bâtir une société forte lorsque la santé et les ambitions de ses jeunes filles ne bénéficient pas de l’attention qu’elles méritent ?

Loin des querelles de positionnement et des batailles politiques où les ambitions personnelles occupent parfois plus de place que les préoccupations citoyennes, le sommet a privilégié une approche axée sur la sensibilisation, le dialogue et la formulation de solutions concrètes. Une manière de rappeler que le leadership ne se mesure pas uniquement au nombre de déclarations publiques, mais aussi à la capacité de mobiliser autour des problèmes qui touchent directement la population.

Au cours des travaux, les participantes ont approfondi leurs connaissances sur les enjeux de santé, dressé un état des lieux de la situation de la jeune fille dans le Haut-Katanga et formulé des recommandations stratégiques. Au-delà de la sensibilisation au cancer du sein, les échanges ont ainsi ouvert un espace de réflexion sur la place des jeunes femmes dans la société, leur participation aux instances de décision et leur capacité à devenir des actrices du changement.

Dans son allocution, Mauricette Yowari a également exprimé sa reconnaissance envers le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, ainsi qu’envers le gouverneur du Haut-Katanga, Martin Kazembe, pour leur soutien et leur accompagnement. Un hommage qui inscrit cette initiative dans une dynamique de collaboration entre les institutions et les structures représentatives de la jeunesse.

Le choix de mettre en avant ces soutiens politiques n’a rien d’anodin dans une province où les attentes de la population restent nombreuses. Mais pour la jeunesse, l’essentiel ne réside pas seulement dans les marques d’encouragement : il se mesure aussi à la continuité des actions, aux moyens mobilisés et aux résultats obtenus sur le terrain. La prévention doit se poursuivre au-delà du mois d’octobre, tout comme les recommandations du sommet devront trouver un prolongement concret.

À l’issue des assises, la vice-présidente du Conseil provincial de la jeunesse s’est félicitée de la qualité des échanges et de la participation active des jeunes filles. Une satisfaction qui met en lumière le travail de mobilisation réalisé dans le cadre de la Tournée Rose Haut-Katanga.

Sous le leadership d’Orville Kanyembo, avec Mauricette Yowari en première ligne sur cette initiative, le Conseil provincial de la jeunesse entend ainsi rappeler que les structures de jeunesse ne sont pas condamnées à servir de simples décors aux cérémonies officielles. Elles peuvent aussi devenir des espaces de sensibilisation, de propositions et d’action citoyenne.

Dans le Haut-Katanga, le message de ce sommet est clair : la jeune fille ne doit pas être seulement célébrée dans les discours, mais accompagnée dans ses combats quotidiens. Car si la politique aime les grandes promesses, la prévention, elle, exige des actes. Et c’est précisément sur ce terrain que le leadership est appelé à faire ses preuves.

Rav Daniel Kambowa