Ce mardi 15 septembre, le Gouverneur ad intérim Martin Kazembe Shula a choisi de ne pas atterrir en avion ni d’arriver en cortège bruyant. Non. Le “Mwana Mayo”, comme l’appellent affectueusement ses administrés, a préféré dompter la Rivière Luapula et le Lac Moero, plusieurs heures de navigation qui ressemblent à une métaphore de sa gouvernance : avancer coûte que coûte, même quand les eaux sont capricieuses.
À sa descente du hors-bord, l’accueil fut digne d’un fils maison: l’Administrateur du Territoire de Pweto, Derby Kanganyoka, les autorités politico-militaires, les directeurs, les chefs coutumiers et une bonne poignée de notables se sont pressés comme pour rappeler que, quand un gouverneur se déplace, Pweto respire.
Mais au-delà des accolades et des salutations officielles, ce qui frappe, c’est la proximité du Gouverneur intérimaire avec sa population. Pas de barrières invisibles, pas de discours en hauteur : Kazembe a fait de la simplicité une arme politique et sociale. On comprend mieux pourquoi il porte ce surnom affectueux de “Mwana Mayo” : parce qu’il a ce parfum du fils de la maison, celui qui écoute, qui partage, et qui rassure.
Ce séjour à Pweto n’est pas qu’un voyage symbolique. Martin Kazembe Shula est venu parler sécurité, une préoccupation constante dans cette zone stratégique, mais aussi pour poser des actions à impact visible. Traduction : pas des promesses en papier, mais du concret, du palpable, de quoi rappeler que la politique ne devrait pas être une science des discours mais un art des résultats.
À Pweto, on dit déjà que “Mwana Mayo” n’est pas un gouverneur qui passe, mais un fils qui revient. Et si la politique congolaise se résumait à cela : marcher, naviguer, parfois ramer, mais toujours rester proche de son peuple ?
Rav Daniel Kambowa






