Ministres tout neufs, dossiers tout vieux : la justice malade chronique cherche remède, APDHJ propose thérapie de choc

L’APDHJ (Agir pour le Patriotisme, les Droits de l’Homme et la Justice) a observé que depuis la nomination des nouveaux ministres de la Justice et des Droits de l’Homme, le 8 août 2025, la scène judiciaire congolaise semble enfin sur le point de bouger… si elle daigne lever le petit doigt.

Pour l’APDHJ, ce changement de leadership est une véritable bouffée d’oxygène pour deux ministères souvent accusés d’être dans le coma administratif. Car oui, entre les procès qui traînent comme un feuilleton sans fin et les lois qui dorment dans les tiroirs, il y a urgence de réveiller la justice congolaise avant qu’elle ne finisse par somnoler définitivement.

Il n’est pas inutile de rappeler que l’année dernière, le gouvernement avait organisé les États généraux de la justice avec le thème accrocheur : « Pourquoi la justice congolaise est-elle malade ? » suivi de son pendant thérapeutique : « Quelle cure pour la guérir ? » Dix ans après la précédente consultation, certaines recommandations semblaient avoir pris des vacances prolongées…

Le Président lui-même, lors de la clôture du forum en novembre 2024, avait pointé du doigt les maux qui minent la justice : corruption endémique, manque de moyens, magistrats sous-formés, impunité rampante et obstacles multiples pour les citoyens vulnérables. Oui, la justice congolaise semble avoir besoin d’une bonne dose de vitamines administratives.

Les priorités de l’APDHJ

Pour le ministre de la Justice :

Construire des tribunaux de paix partout, surtout là où ils devraient logiquement exister (oui, certaines zones doivent encore les attendre comme le messie).

Déployer rapidement les 2 340 magistrats récemment nommés, histoire que la justice ne reste pas qu’un concept théorique.

Soutenir l’INAFORJ pour former magistrats et auxiliaires à la répression des crimes graves et aux droits humains, afin que justice rime enfin avec compétence.

Faciliter l’adoption de la nouvelle loi sur le barreau pour disséminer les avocats dans toute la République, et pas seulement là où la justice fait des selfies avec le pouvoir.

Appliquer la loi pénitentiaire de 2023 pour désengorger les prisons : semi-liberté, corvée extérieure et permissions de sortie pour ceux qui se tiennent bien, parce que même les détenus méritent un peu de récréation.

Pour le ministre des Droits Humains :

Soutenir la justice transitionnelle et veiller à l’adoption de lois permettant de juger les crimes graves sans que les auteurs ne se planquent derrière des montagnes de procédures.

Mettre en œuvre des mesures pour protéger et réparer les victimes de violences sexuelles liées aux conflits, parce qu’ici, la dignité humaine n’est pas une option.

Organiser une liste consolidée des victimes pour éviter que certaines ne tombent dans l’oubli, ce qui serait franchement impardonnable.

L’APDHJ insiste : il est temps que la justice congolaise cesse de faire semblant et commence à agir. Car, entre nous, l’État de droit n’est pas un luxe… c’est une urgence nationale !

Rav Daniel Kambowa