La paix ne se décrète pas, elle s’organise. Et visiblement, à la Commission Nationale du Désarmement et de la Sécurité Internationale (CONADESI), on a décidé de changer de chef d’orchestre pour mieux accorder les instruments.
Par la Décision n°003/CONADESI-RDC/SP/KBP/2026 du 08 janvier 2026, Monsieur Mukuna Kalala Mucky a été officiellement nommé Coordonnateur provincial de la CONADESI dans la Ville-Province de Kinshasa.
Une nomination qui tombe dans une capitale où tout circule — les personnes, les motos, les rumeurs… et parfois les tensions.
Un choix stratégique dans une ville stratégique
Kinshasa n’est pas une ville comme les autres. C’est une mégapole où la moindre étincelle peut devenir débat national, et où la paix est un chantier permanent. Confier la coordination provinciale de la CONADESI à Mukuna Kalala Mucky, c’est donc mettre un nouveau pilote dans un cockpit qui ne vole jamais en pilotage automatique.
Selon la CONADESI, cette mise en place vise à redynamiser l’action de l’institution sur le terrain, notamment en matière de prévention des conflits, de sécurité communautaire et de désarmement.
Un accueil… très institutionnel (et très kinois)
Dans un communiqué, la Coordination provinciale n’a pas caché sa satisfaction. Elle a adressé ses vives félicitations au nouveau coordonnateur et lui a promis un soutien total ainsi qu’une collaboration loyale.
En clair : « Le décor est planté, le bureau est prêt, maintenant il faut travailler. »
Une mission lourde, mais très attendue
Derrière le protocole et les signatures, l’enjeu est réel : faire du désarmement autre chose qu’un concept, et de la sécurité autre chose qu’un slogan. À Kinshasa, où l’actualité va souvent plus vite que les communiqués, la tâche s’annonce exigeante, mais stratégique.
La CONADESI insiste : cette mission est noble, mais aussi exigeante, au service de la paix et de la stabilité.
Un signal politique et institutionnel
Avec cette nomination, la CONADESI envoie un message clair : les institutions ne veulent plus seulement gérer les crises, mais les prévenir. Et dans une ville où l’on commente beaucoup et où l’on agit parfois moins, le public attend désormais des résultats plus que des cérémonies.
Mukuna Kalala Mucky est désormais attendu au tournant.
Kinshasa observe. La CONADESI espère. Et la paix, elle, n’a jamais été aussi pressée.
Rav Daniel Kambowa






