Il y a des arrêtés ministériels qui sentent bon la réforme… et d’autres qui sentent le pillage organisé.
Celui du 06 février 2025 sur le trafic maritime relève clairement de la deuxième catégorie.
- L’article 8 prévoit ni plus ni moins que 7,5 % des recettes du trafic maritime soient prélevées comme une dîme maritime déguisée :
- 5 % pour le Cabinet du Ministre des Transports
- 2,5 % pour le Secrétariat Général
En résumé : pendant que Lignes Maritimes Congolaises rame pour maintenir le navire à flot, certains ont trouvé le moyen d’installer des tuyaux directs dans la caisse.
- Un arrêté sans boussole juridique
Cette décision viole deux principes clairs comme de l’eau de mer :
- La lettre du Premier Ministre interdisant aux entreprises publiques de financer les cabinets ministériels.
- L’absence totale de validation en Conseil des Ministres, seule instance habilitée à prendre une telle mesure.

Autrement dit, on a hissé un pavillon administratif sans autorisation du capitaine !
- LMC refuse de devenir une pompe à fric
Plutôt que de laisser ce siphonage se faire en silence, LMC hausse le ton.
L’entreprise s’insurge avec fermeté contre cet arrêté qu’elle juge illégal, injuste et destructeur pour son avenir et celui de tout le secteur maritime congolais.

Elle exige son annulation immédiate, car les ressources publiques doivent financer le développement, pas les poches discrètes.
“Un navire peut affronter la tempête… mais pas quand ceux qui devraient le protéger percent la coque.”
Rav Daniel Kambowa






