La capitale éthiopienne vibre au rythme de la 39ᵉ Assemblée ordinaire des chefs d’État africains. Mais pendant que les discours officiels se succèdent, deux voix congolaises font discrètement mais efficacement bouger les lignes, entre diplomatie citoyenne, plaidoyer audacieux et charme stratégique.
Madame Raïssa Diya et Madame Pascaline Mwenge ne sont pas venues pour admirer les tapis rouges ni collectionner des badges. Ces deux figures dynamiques de la société civile de la République Démocratique du Congo ont transformé leur présence en mission offensive : vendre l’espoir, plaider la paix et négocier des partenariats pour l’avenir environnemental de la jeunesse congolaise.
Diplomatie de terrain : parler vrai pour la paix
Dans les couloirs diplomatiques d’Addis-Abeba, Madame Raïssa Diya, cadre du Conseil National de la Jeunesse de la RDC et figure du mouvement JTPEE-DRC, a mené un plaidoyer direct et sans détour sur la situation sécuritaire dans l’Est congolais.
Son message reste clair : il est difficile de parler de développement durable pendant que des populations vivent encore dans l’insécurité. Avec une diplomatie mêlant fermeté et convivialité, elle rappelle que la jeunesse congolaise ne demande pas la charité mais des alliances concrètes pour construire elle-même la paix.
Une manière élégante de dire : « Nous avons l’énergie, accompagnez-nous, ne décidez pas pour nous. »
Environnement : quand réseautage rime avec action
De son côté, Madame Pascaline Mwenge, entrepreneure et vice-présidente du Conseil provincial de la jeunesse du Haut-Katanga, menait une autre bataille : celle de l’avenir vert.
Son objectif est de mobiliser des partenaires techniques et financiers pour la prochaine Conférence des jeunes sur l’environnement en RDC. Grâce à un sens remarquable du contact, elle a présenté les succès des éditions précédentes tout en défendant une vision ambitieuse : faire de la jeunesse congolaise un acteur continental majeur de la lutte climatique.
Son message séduit : la RDC ne doit pas seulement être le poumon écologique de l’Afrique, mais aussi le cerveau des solutions environnementales.
Leadership féminin et efficacité diplomatique
Ce qui marque dans cette mission congolaise, c’est la méthode : pas de polémique inutile, mais une diplomatie souriante, efficace et stratégiquement réfléchie.
Ces deux leaders incarnent une nouvelle génération congolaise qui comprend que les grandes décisions se préparent souvent loin des caméras, autour d’un dialogue franc ou d’un partenariat intelligemment négocié.
Une jeunesse qui refuse le rôle de figurant
Au-delà des projecteurs de l’Assemblée africaine, la présence de Raïssa Diya et Pascaline Mwenge envoie un message fort : la jeunesse congolaise ne veut plus subir les décisions, elle veut désormais les influencer.
Entre plaidoyer pour la paix et mobilisation écologique, ces deux femmes démontrent qu’il est possible de défendre son pays avec élégance, intelligence et audace.
La diplomatie congolaise version jeunesse et féminine vient peut-être de signer à Addis-Abeba une nouvelle page de son influence continentale.
Rav Daniel Kambowa






