À deux jours du dernier verdict qui va sceller le sort définitif du journaliste Stanis Bujakera, ses collègues de médias appellent à sa liberation sans condition.
Réunies ce lundi 18 Mars 2024, plusieurs organisations de la presse, ont lancé un appel vibrant à la libération du journaliste congolais Stanis Bujakera.
De son côté, Jean-Marie Kasamba président de l’Union Nationale pour la Presse Congolaise/Kinshasa a appelé les professionnels des médias à une forte mobilisation, ce mercredi 20 mars 2024, devant la prison centrale de Makala, où reste détenu Bujakera 7 mois après son accusation.
«Nous serons mobilisés pour dire d’abord qu’il n’était pas coupable. On a laissé le temps à la justice et nous avons suivi la procédure à tous les niveaux. Toutes les demandes de liberté provisoire ont été rejetées. Sans aucune preuve il est coupable. Il y a menace sur notre monsieur. Nous sommes une Organisation de défense et d’encadrement des journalistes, notre rôle est d’abord d’être solidaires avec les journalistes et de les défendre. Nous sommes allés jusqu’à demander au Chef de l’État et lui-même nous a rassuré qu’il allait s’impliquer dans cette affaire qui le dérange pour qu’il ait une suite favorable et quelques jours après on a requis 20 ans de prison. Nous n’allons pas baisser les bras, nous continuons et nous allons encore relancer les démarches pour que la justice soit faite », a déclaré Jean-Marie Kasamba président de l’UNPC.
De son côté, Papy Niango un des avocats de Stanis Bujakera a soutenu l’idée d’une mobilisation des journalistes, ce mercredi devant la prison de Makala, avant d’affirmer que son client reste innocent en tout état de cause et quel que soit le verdict qui sera rendu. Pour lui, le monde retiendra que Stanis Bujakera est innocent et que sa condamnation est politique.
Accusé d’être auteur et le premier diffuseur d’une note confidentielle des services de renseignement, le journaliste Stanis Bujakera est détenu depuis 7 mois à la prison central de Makala. Le dernier verdict de son procès sera rendu ce mercredi 20 mars 2024. Le ministère public a de son côté requis 20 ans de prison à son encontre.






