DOSSIER DE PRESSE
Enquête exclusive dans le territoire de Mutshatsha : Gestion opaque et dépenses douteuses dans le secteur de Luilu
Lieu : Secteur de Luilu, Territoire de Mutshatsha Province du Lualaba
Dirigeante : Madame Betty Kyando
Date : Juin 2025
Auteur de l’enquête : Buzz7-Infos.cd
Contexte général
Une enquête menée dans le secteur de Luilu, territoire de Mutshatsha, révèle une gestion inquiétante des finances publiques, marquée par des traitements exorbitants du personnel, des dettes colossales, des projets inachevés ou fictifs, et une absence flagrante de procédures légales dans l’octroi des marchés publics.
- Traitements salariaux : des montants hors normes
Le personnel permanent du bureau local perçoit chaque mois des traitements variant de 700 à 9 000 USD, au taux mensuel de 2 954,40 $. Voici quelques exemples :
Poste Salaire Mensuel
Chef de secteur 9 000,00 $
Échevin 5 500,00 $
Secrétaire administratif 4 000,00 $
Préposé aux finances 2 000,00 $
Huissier, femme de ménage, etc. 700,00 $
Dette salariale cumulée : 25 190 219 457,32 FC, soit environ 9 millions USD.
- Marchés publics : plus de 50 projets, souvent invisibles
Notre enquête a recensé plus de 50 projets d’infrastructure et d’acquisition de biens, répartis entre des dizaines d’entreprises. Plusieurs projets demeurent inachevés, introuvables ou attribués à des entreprises fictives.
Exemples de projets :
Asphaltage avenue Mwembi à Mupanja – 504 744,76 $
Acquisition d’engrais et pesticides – 735 799,83 $
Construction d’écoles (plus de 10 sites) – Montants variés
Acquisition de véhicules de service – 359 600,00 $
Frigo mortuaire – 197 265,00 $
Camions poubelles – 198 940,00 $
Plusieurs entreprises semblent être des « mallettes » : sans existence légale, ni adresse connue.
- Gouvernance douteuse : un secteur géré comme un bien privé
Aucun appel d’offres légalement documenté
Absence de rapports techniques, fiscaux ou environnementaux
Projets modifiés à travers des avenants opaques
Soupçon d’enrichissement personnel au sommet de la hiérarchie locale
Inexistence de mécanismes de suivi ou de contrôle
- Appel aux institutions de l’État
Nous appelons :
L’Inspection Générale des Finances (IGF)
La Cour des comptes
L’Assemblée provinciale du Lualaba
L’Agence de lutte contre la corruption à ouvrir sans délai une mission de contrôle sur :
La gestion des finances publiques du secteur de Luilu
La réalité des projets financés
La régularité juridique des marchés
La justification de la masse salariale
- Prochaines publications
Dans nos prochaines parutions, nous fournirons :
Des photos et vidéos des sites de projets (présents ou inexistants)
Des témoignages des agents non payés ou fictifsUne analyse détaillée entreprise par entreprise
Notons qu’entre opulence souterraine et misère sociale, alors que les sociétés minières extraient chaque jour des tonnes de richesses du sous-sol de Luilu, les villages alentour restent privés d’infrastructures de base, d’accès à l’eau potable, à l’éducation de qualité et aux soins de santé décents. La population, en majorité rurale, vit dans une pauvreté criante.
Pourquoi une telle disparité ? Une grande partie des réponses pourrait bien se trouver dans la gestion du secteur.
Rédaction






